Un cerf-volant prisonnier des arbres, sur le mont Royal.

Stationnement près du pont Jacques-Cartier.

Arbre et clôture en fusion, parc Louis-Hébert.

Parc Laurier.

Manga.

Parking.

École secondaire James Lyng.

La marquise du défunt Théâtre Cartier, rue Notre-Dame, arbore une photographie de Marisa Portolese, « Magical Flora from the series Antonia's Garden, 2011 ». Celle-ci est exposée grâce au projet « À louer », qui redonne un peu d'éclat à plusieurs façades de commerces vacants à Montréal en y exposant des œuvres d'art.

Sacré.

Dans le parc Marguerite-Bourgeoys, une monumentale sculpture de l'artiste Pierre Bourgault, pièce maîtresse de l'œuvre « Le Village imaginé, le renard l'emporte, le suit à la trace » (2005), est entourée d'ormes non moins monumentaux.

Un immeuble de copropriétés de luxe en construction s'élève en bordure du parc Griffintown St. Ann, site d'une ancienne église, où quelques bancs placés entre les restes des fondations rappellent l'intérieur de l'édifice qui fut autrefois au cœur d'un quartier d'ouvriers irlandais.

Le quartier Griffintown, qui s'était rapidement dégradé et dépeuplé à partir des années 1960 après que la ville de Montréal eût décidé de le raser pour créer une zone industrielle, est aujourd'hui un vaste chantier. Plus de 7 000 unités en copropriété sont en construction, et beaucoup d'autres sont déjà projetées. Les promoteurs prêchent la revitalisation du quartier, le plus souvent en rasant l'actuel mélange hétéroclite d'édifices industriels, d'entrepôts et de petits immeubles résidentiels.

971.

Rue Pitt.

Un détail du site industriel du 4000-4010, rue Saint-Patrick.

Tricot autour d'un pilier de l'échangeur Turcot.

La reconstruction de l'échangeur Turcot amènera bientôt la démolition de ce tronçon d'autoroute surélevée, où une palissade temporaire a été érigée.

L'église Notre-Dame-de-la-Paix et son presbytère, construits en 1950, sont rasés en vue de la construction d'un immeuble qui abritera un centre pour personnes âgées et un centre de la petite enfance (CPE). Quelques pierres de l'ancien bâtiment seront incorporées à la façade du nouvel édifice.

Emballage.

Rue Clark.

Interaction entre l'œuvre et son environnement, avenue Hope. Murale signée Rouks et Ashop.

Rue Fortune.

Parc Frédéric-Back.

Terrain de jeu.

Dans le quartier Mile-Ex.

Le faîte de l'ancienne usine Canada Malting, près du canal de Lachine. Construite en 1904, puis agrandie en 1930 et 1950, cette malterie fut un temps l'une des plus grandes au monde. Elle a été abandonnée en 1989.

Une tour à convoyeurs du quai Bickerdike, dans le port de Montréal. Celle-ci est reliée à l'usine Canada Malting qui y a été érigée en 1969.

À propos des auteurs

De plus en plus, je m'intéresse aux lieux plus qu'aux paysages. Au-delà de l'attrait esthétique, ce sont les usages évidents ou cachés des lieux, leurs histoires passées ou futures, qui susciteront mon intérêt. Cette étincelle m'est indispensable et explique probablement pourquoi je pratique relativement peu la photographie au quotidien. L'étincelle ne peut s'allumer que lorsque je mets tout le reste de côté pour m'abandonner à la photo, en me laissant porter par le moment présent.

J'ai mille projets photographiques en tête, mais je ne les réalise jamais car une fois mon repérage fait ou l'image déjà visualisée dans mon esprit, la motivation pour y revenir et créer la «vraie» image est beaucoup moindre; la découverte et la réflexion ont déjà été faites. Ainsi, s'il émerge parfois des ensembles cohérents parmi mes images, ceux-ci s'avèrent le plus souvent accidentels! Je n'ai rien contre l'approche calculée, au contraire j'admire ceux qui la pratiquent, mais ça ne marche pas pour moi, peut-être parce que je dois déjà faire amplement preuve de discipline et de patience dans les sphères professionnelles de ma vie. J'exige de la photographie qu'elle me fasse rompre avec mon quotidien.