Protégé par de hauts ramparts, le Palais El-Badi est un refuge idéal pour le touriste lassé des sollicitations incessantes des marchands et rabatteurs en tout genre.

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Bien que l’effervescente médina de Marrakech se presse jusqu’aux pieds des ramparts du Palais El-Badi, l’atmosphère de tranquillité qui y règne est complètement différente. L’ambiance sonore n’est ici marquée que par le chant des oiseaux et le cliquetis des grandes cigognes qui nidifient au faîte des hauts murs de pierre.

Extrait sonore : L’ambiance au palais El Badi
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Palais El-Badi.

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Hormis une indéniable majesté, il ne reste aujourd’hui plus grand chose de la splendeur originale du Palais El-Badi, considéré comme l’un des plus beaux du monde lors de son achèvement à la fin du XVIe siècle. En effet, vers 1696 le sultan Moulay Ismaïl a ordonné la destruction du palais et acheminé ses richesses vers la nouvelle capitale, Meknès.

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Graffitis sur un portail du Palais El-Badi.

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Palais El-Badi.

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Les murs de pisé qui s’effritent et la présence d’éléments plus contemporains, comme une prise de courant, témoignent du passage du temps…

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Le passage d’accès au Palais El-Badi.

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Plutôt que de détruire le cimetière des princes saadiens en même temps que le Palais El-Badi, le sultan Moulay Ismaïl préféra plutôt sceller le site à l’intérieur de ses murs. Ainsi, les tombeaux richement décorés ne furent «redécouverts» qu’en 1917. Les nombreux groupes de visiteurs peuvent aujourd’hui y accéder par un étroit passage.

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Un marché de la casbah de Marrakech.

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Un mur peint aux couleurs vives, dans la casbah (l’ancien quartier royal) de Marrakech.

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Au bout d’une longue allée verdoyante, le minaret de la plus grande mosquée de Marrakech, la Koutoubia.

Extrait sonore : L’appel à la prière
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Encore aujourd’hui, la médina (vieille ville) de Marrakech est ceinturée d’environ 19 km de remparts de 8 à 10 mètres de hauteur. Bien qu’ils furent modifiés au fil des dynasties au pouvoir, une bonne partie de ces fortifications existe depuis près de 900 ans!

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À propos des auteurs

De plus en plus, je m’intéresse aux lieux plus qu’aux paysages. Au-delà de l’attrait esthétique, ce sont les usages évidents ou cachés des lieux, leurs histoires passées ou futures, qui susciteront mon intérêt. Cette étincelle m’est indispensable et explique probablement pourquoi je pratique relativement peu la photographie au quotidien. L’étincelle ne peut s’allumer que lorsque je mets tout le reste de côté pour m’abandonner à la photo, en me laissant porter par le moment présent.

J’ai mille projets photographiques en tête, mais je ne les réalise jamais car une fois mon repérage fait ou l’image déjà visualisée dans mon esprit, la motivation pour y revenir et créer la «vraie» image est beaucoup moindre; la découverte et la réflexion ont déjà été faites. Ainsi, s’il émerge parfois des ensembles cohérents parmi mes images, ceux-ci s’avèrent le plus souvent accidentels! Je n’ai rien contre l’approche calculée, au contraire j’admire ceux qui la pratiquent, mais ça ne marche pas pour moi, peut-être parce que je dois déjà faire amplement preuve de discipline et de patience dans les sphères professionnelles de ma vie. J’exige de la photographie qu’elle me fasse rompre avec mon quotidien.