L’eau – 8 litres par personne – est le principal fardeau pour cette expédition de deux jours sur le volcan Telica, puisqu’il n’y a aucun point d’eau sur notre itinéraire.

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Le volcan Telica est bordé de terres agricoles complètement désséchées en cette période de l’année. Notre sentier d’approche, une tranchée longue de plusieurs kilomètres, recueille sans doute la crue des eaux en d’autres saisons. La profondeur de la tranchée nous assure un ombrage salutaire pour une grande partie de la marche, par contre elle ne nous permet pas beaucoup d’admirer le paysage environnant!

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Le sol est recouvert d’une poussière très fine, à base de cendre volcanique, qui se soulève à chacun de nos pas. Après un ou deux kilomètres de marche, nous ressemblons tous au petit garçon sale et poussiéreux dans Charlie Brown!

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Enfin sortis de la tranchée. Coup d’œil sur le cône d’un ancien volcan.

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Pause lunch pour notre petite troupe, qui compte quatre aventuriers choyés par deux guides de l’organisme Quetzaltrekkers León.

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Le volcan San Cristóbal, le plus haut du Nicaragua (1 745 m).

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Notre objectif, le volcan Telica (1 061 m). Ce volcan est actif et ce sont bien ses émanations que l’on aperçoit ici et non un nuage!

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Tout près de la limite des arbres, nous ramassons du petit bois pour le campement.

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Le plus gros de la distance est derrière nous, mais plus nous approchons du sommet, plus la pente devient abrupte! C’est également au moment le plus chaud de la journée que nous arrivons sur les flancs dénudés!

Un cheval solitaire semble trouver ici de quoi se nourrir, malgré la pauvreté de la végétation.

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Enfin, après 16 km de marche, la bouche du volcan Telica! À l’arrière-plan, le volcan San Cristóbal.

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Le cratère du volcan Telica.

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Le cratère du volcan Telica.

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Difficile d’appréhender la taille de ce cratère, mais selon certaines sources son diamètre ferait 700 m et sa profondeur 120 m. C’est aussi l’un des volcans les plus actifs du Nicaragua. Ses plus récentes éruptions datent de 2011 et 2007, lors desquelles le volcan a craché d’importants nuages de poussière.

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Un autre groupe de randonneurs est arrivé au cratère après nous. Plutôt que de camper, ils ont préféré voyager léger, quitte à redescendre à la noirceur.

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Silhouette.

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Ombre.

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Après une bonne bouffe autour du feu, c’est sous un merveilleux ciel étoilé que nous remontons au cratère — à environ 10 minutes de marche de notre campement — cette fois pour profiter d’un spectacle unique : la lave en fusion!

Pardonnez cette photo prise à main levée!

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Le cratère du Telica, juste avant le lever du soleil.

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Nous sommes au coeur d’une chaîne de volcans.

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À l’arrière-plan, le volcan Momotombo (1 297 m).

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Le cratère du volcan Telica.

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Un autre groupe avait établi son campement encore plus près du cratère.

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Nous attendons le lever du soleil!

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Instruments de sismologie et de météorologie.

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Lever du soleil.

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Le cratère du volcan Telica.

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Par endroits la fumée semble sortir du sol. Ce sont des fumerolles, des crevasses volcaniques. Quand on approche les mains, on sent aussi la chaleur qui s’en dégage.

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Mars sous les tropiques.

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C’est reparti!

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Le sentier du retour n’est pas moins poussiéreux. N’empêche, la poussière de la saison sèche est sans doute préférable aux moustiques de la saison des pluies. Il paraît qu’ils sont très voraces!

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Sur un flanc du volcan Telica.

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La peau sur les os.

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Si certains tronçons parcourus au retour ressemblent au chemin de l’aller, la tranchée est généralement moins profonde et nous avons plus souvent l’occasion de voir le paysage. Certains guides préfèrent emprunter ce chemin, qui est aussi plus court, autant à l’aller qu’au retour. Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié découvrir un chemin différent.

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Signe que nous nous approchons de la route, nous rencontrons des paysans sur le sentier.

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Le sentier du retour (10 km) nous conduit au village de San Jacinto, où l’on trouve des bassins de boue bouillonnante et fumante.

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Bassins de boue de San Jacinto.

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À propos des auteurs

De plus en plus, je m’intéresse aux lieux plus qu’aux paysages. Au-delà de l’attrait esthétique, ce sont les usages évidents ou cachés des lieux, leurs histoires passées ou futures, qui susciteront mon intérêt. Cette étincelle m’est indispensable et explique probablement pourquoi je pratique relativement peu la photographie au quotidien. L’étincelle ne peut s’allumer que lorsque je mets tout le reste de côté pour m’abandonner à la photo, en me laissant porter par le moment présent.

J’ai mille projets photographiques en tête, mais je ne les réalise jamais car une fois mon repérage fait ou l’image déjà visualisée dans mon esprit, la motivation pour y revenir et créer la «vraie» image est beaucoup moindre; la découverte et la réflexion ont déjà été faites. Ainsi, s’il émerge parfois des ensembles cohérents parmi mes images, ceux-ci s’avèrent le plus souvent accidentels! Je n’ai rien contre l’approche calculée, au contraire j’admire ceux qui la pratiquent, mais ça ne marche pas pour moi, peut-être parce que je dois déjà faire amplement preuve de discipline et de patience dans les sphères professionnelles de ma vie. J’exige de la photographie qu’elle me fasse rompre avec mon quotidien.