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Extrait d’un billet de 100 kip (monnaie du Laos).

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Vientiane, Laos

J’allais au Laos avant tout pour obtenir de l’ambassade de Thaïlande à Vientiane un nouveau visa de tourisme pour la Thaïlande, mon premier visa ayant expiré. Or, l’endroit m’a plu et j’y suis finalement resté deux semaines. Beaucoup de touristes sont très sévères envers Vientiane. Comme bien des capitales, Vientiane n’est peut-être pas tout à fait à l’image du reste de son pays; il faut la prendre pour elle-même.

La silhouette de la toiture du Vat In Paeng.

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Vientiane, Laos

J’avais emmené mon vélo à bord du train Bangkok-Nong Khai. Depuis Nong Khai, un pont permet d’enjamber le Mekong qui, ici, sépare la Thaïlande et le Laos.

Toutefois, il semble qu’on ne puisse traverser le pont soi-même que si l’on conduit un engin motorisé. Quelle discrimination! On m’a donc forcé: à prendre le bus, donc à payer le tarif afférent (d’ailleurs plus cher à cause du gros “bagage” que constitue un vélo); à y embarquer le vélo; à attendre le départ dudit bus; à stresser à voir des gens compacter leurs marchandises autour et même sur le vélo; après un trajet d’à peine cinq minutes, à débarquer aux douanes thaïes le vélo enseveli sous les paquets; à attendre le bus suivant (mon visa ayant déjà expiré, je devais passer aux douanes plus que les trois minutes d’arrêt du premier bus); à rembarquer le vélo et les bagages dans un second bus déjà trop plein; puis à re-débarquer le vélo une fois arrivé aux douanes laotiennes, à peine 1300 mètres plus loin, tout juste de l’autre côté du pont… Plus d’une heure trente pour ce qui aurait pris 15 minutes à vélo! Ce système de bus obligatoire pour traverser un simple pont a toutes les allures d’un racket.

Aux douanes laotiennes, il y avait de grands panneaux publicitaires. Même la carte d’arrivée brochée à mon passeport montrait de la pub (de piètre qualité) pour un gros hôtel. Je ne sais pas en ce qui concerne les autres touristes, mais ces gros hôtels de luxe fonctionnant en collusion avec le gouvernement me rebutent totalement.

Les formalités réglées, j’ai pédalé les quelque 20 km nécessaires jusqu’à Vientiane. J’ai vite réalisé que je n’étais plus en Thaïlande: les maisons et même les temples sont significativement plus délabrés qu’à Nong Khai; la route est grugée sur les côtés et envahie par le sable et la poussière, soulevés au passage des véhicules; on roule du côté droit de la route (ça faisait plaisir de renouer avec de vieux réflexes); les panneaux routiers sont parfois rouillés et illisibles, au seuil de la désintégration; et puis y’a beaucoup plus de gens à vélo…

En chemin, il y avait plusieurs opportunités photographiques évidentes, comme ce buffle broutant au milieu d’enfants jouant au soccer, mais avant de sortir mon artillerie, je préfère toujours voir un peu comment les choses fonctionnent dans un nouvel environnement…

Un pavillon décrépit du Vat In Paeng.

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Vientiane, Laos

Les temples de Vientiane sont négligés et beaux ainsi. Ils me sont d’abord apparus comme d’authentiques lieux de méditation – au contraire de nombreux temples thaïs qui font dans le somptueux et le tape-à-l’oeil – mais cette impression s’est plus tard estompée…

Les rues sont poussiéreuses mais bien plus silencieuses qu’en Thaïlande, grâce au nombre réduit de véhicules motorisés et à une circulation plus lente. Les mêmes petites motos semblent ici faire bien moins de bruit! En fait, la ville ne paraît pas compter les 135 000 âmes qui y vivent.

L’amour du vacarme est une caractéristique des Thaïlandais que les Laotiens ne semblent pas avoir. Ou alors, à cause du faible développement du pays, ce n’est que parce qu’il n’ont pas encore eu l’occasion d’exprimer la même propension! À preuve que Vientiane est relativement taciturne: la police à moto utilise le sifflet comme seule sirène!

Une maison coloniale française, laissée à l’abandon.

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Vientiane, Laos

Même si la bouffe asiatique est délicieuse, j’ai beaucoup apprécié la diversité offerte par les restos de Vientiane. Ça me changeait du riz et des nouilles! On retrouve aussi boulangeries, pâtisseries et même une boutique appelée “Vins de France”. L’époque du colonialisme français (qui, au Laos, a pris fin en 1953) exerce encore une influence sur la cuisine locale, surtout chez la petite bourgeoisie, une influence sans doute aussi alimentée par la présence d’un important contingent d’étrangers, plusieurs oeuvrant pour l’ONU, des ambassades, ou pour des organismes non gouvernementaux.

J’ai trouvé un charmant resto français, le Vendôme, au menu varié, où j’ai mangé sur un fond de musique de Gainsbourg. Un réel choc culturel après trois mois en Thaïlande! De ma table sur la galerie, j’ai pu observer le ghetto français avoisinant. Le resto et plusieurs maisons voisines semblent appartenir à des expatriés Français, qui paraissent entretenir entre eux des liens serrés, ayant leurs propres services communautaires et leurs propres médecins. Néanmoins, leurs enfants, qui parlent le lao aussi bien que le français, semblaient bien se mêler aux jeunes Laotiens.

À une table voisine, des Laotiens et Français discutaient affaires, en français. Beaucoup de Laotiens éduqués à l’époque de l’occupation française parlent le français couramment. D’ailleurs, communiquer avec des gens de l’endroit sans barrière linguistique de part et d’autre est une expérience déroutante! Les petites librairies sont tout aussi étonnantes, assez bien pourvues de livres en français.

Of course, les jeunes, eux, même s’ils savent tous dire «bonjour monsieur», s’intéressent nettement plus à l’anglais qu’à la langue qui avait été imposée à leurs parents. Ainsi, dans les organismes gouvernementaux, dont les noms sont français, on parle de moins en moins le français.

Le That Dam.

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Au centre de la ville, le That Dam (ou “stupa noir”) semble laissé à lui-même. Sur le monument pousse un peu d’herbe, le stuc est tout cassé, mais l’essentiel est que ça tient debout, et c’est beau ainsi! Les rues y menant sont normales, soit poussiéreuses et bordées de “mauvaise” herbe. En périphérie, on retrouve quelques maisons coloniales et des petits commerces, comme n’importe où ailleurs en ville. En Thaïlande, ils auraient fait tout un plat autour d’un tel monument!

La place du Patuxai, une sorte d’Arc de triomphe dont la construction, amorcée en 1960, n’a jamais été réellement complétée.

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Au bout de la rue That Luang, les reflets dorés du symbole national du Laos.

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Un détail du That Luang.

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Le That Luang.

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Il régnait une atmosphère si agréable au That Luang que j’y ai passé quelques heures, sans même entrer dans le cloître!

Malgré l’importance du site, lieu sacré et symbole national du Laos, on n’y croisait que quelques touristes “indépendants”, et je n’ai aperçu aucun de ces autobus géants de tours organisés qui envahissent les sites touristiques en Thaïlande! Au plus, il y eut une petite fourgonnette, dans laquelle prenaient place des hommes en complet-cravate apparemment en visite officielle.

En outre, il n’y avait à proximité aucun aménagement particulier pour “accommoder” les touristes. Les environs servaient surtout de grand terrain de jeu pour les enfants.

Avec leurs cris joyeux, les enfants procuraient l’ambiance de fond. Ils coursaient à vélo, jouaient au soccer et au cerf-volant. Il s’agissait d’une autre différence marquée entre pays voisins, puisqu’en Thaïlande les enfants ne jouent plus beaucoup dans la rue: ils sont tous collés à des écrans d’ordinateurs, occupés à s’entretuer virtuellement!

Des enfants jouant au cerf-volant à proximité du That Luang.

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Le That Luang, derrière les murs de son cloître.

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Une grande place, près de l’Assemblée nationale.

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Pour prendre quelques notes, je suis allé m’asseoir sur un petit banc du Vat Nong Bon, le plus éloigné des trois monastères voisins du That Luang (autrefois, quatre temples se pressaient autour du site le plus sacré du pays).

Un jeune moine est aussitôt venu à ma rencontre. On a discuté un peu, puis il m’a conduit au pavillon du Bouddha, où il m’a enseigné quelques gestes rituels. J’ai exécuté les gestes indiqués, mais bien sûr sans sentir que j’approchais l’Illumination…

À la sortie du petit pavillon, un groupe de moines était dehors, examinant mon vélo. On n’en voit pas souvent de semblables par ici… Très curieux, ils me posèrent beaucoup de questions!

Celui qui m’avait accueilli initialement, Pawnpon, n’était pas encore adulte, mais portait la robe safran depuis déjà quatre ans. Il a dit espérer un jour étudier l’informatique, «parce que c’est moderne».

Un pavillon du Vat Chanthabuli.

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Le stuc brisé d’un pavillon du Vat Chanthabuli.

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Dans une ruelle.

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Balade en jumbo, une sorte de moto transformée en minibus.

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On ne reste pas seul bien longtemps près d’un temple: les moines sont trop sociables!

Ainsi, au Vat Ong Teu, le plus important collège bouddhique du Laos, je suis tombé sur deux novices sortant de classe, qui ont entrepris de me faire visiter leur monastère. Celui-ci, un temple spartiate ne comptant qu’une poignée de moines, était situé hors du centre de la ville, alors nous nous sommes déplacés en jumbo.

Comme il n’était pas encore midi, ils ont pu partager avec moi leur dernier repas de la journée, dans leur humble dortoir. Comme le veut la tradition, il s’agissait de nourriture qu’ils avaient recueillie à l’aube auprès des habitants du voisinage, quelques plats tous aussi épicés les uns que les autres, à manger avec des boules de riz collant.

Contrairement aux moines rencontrés la veille, desquels émanait une certaine sagesse spirituelle, ceux-ci, pourtant plus âgés, ne se comportaient guère plus en moines que n’importe quel gars dans la vingtaine, se souciant avant tout de leur étude de l’anglais et ne se gênant pas pour le dire lorsqu’une fille est jolie…

Pour ces jeunes, l’éducation religieuse est souvent la seule éducation possible. Étant moines, la population leur procurera de la nourriture, tandis que le monastère les abritera. La vie monastique, très régimentée, n’est certainement pas facile, et leur grande détermination à étudier est admirable.

À l’intérieur d’un pavillon du Vat Nong Duang.

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Une toiture, au Vat Nong Duang.

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Un moine assis sous un arbre, au Vat Si Saket.

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Un mur d’enceinte, au Vat Si Saket.

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Le cloître du Vat Si Saket est formé d’épais murs dans lesquels sont nichés plus de 2000 bouddhas miniatures, tandis que devant ceux-ci s’alignent plus de 300 autres bouddhas plus imposants et tous distincts.

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Les bouddhas brisés.

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On ne jette jamais une effigie du Bouddha, peu importe son état. Au Vat Si Saket, on conserve encore sous clef un amas de bouddhas brisés lors de la guerre de 1828 entre les Siamois (Thaïs) et les Laotiens, une guerre au cours de laquelle tous les temples de Vientiane furent rasés.

Un bouquet de lotus artificiels, au Vat Si Saket.

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Une toiture et des cocotiers, au Vat Si Saket.

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Un bouddha au Haw Pha Kaew, un ancien temple royal converti en musée.

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Une bouche d’évacuation des eaux pluviales, au Haw Pha Kaew.

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Le principal pavillon du Haw Pha Kaew.

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De superbes murales colorées, récemment peintes, au Vat Phia Wat.

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Le détail d’une colonne, au Vat Si Muang.

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Une ornementation murale, au Vat Si Muang.

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Des oiseaux en cage.

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Libérer un oiseau est, pour les bouddhistes, un acte méritoire, une action positive. Ainsi, près du Vat Si Muang, on vend des oiseaux en cage afin de donner la chance d’accomplir un acte méritoire à quiconque veut payer…

À l’aide d’un petit balais, une marchande chasse les mouches de son étal de poulets, au marché Si Muang.

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Des fruits typiques d’Asie du sud-est, au petit marché Si Muang.

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Un paysan laboure sa terre avec l’aide d’un buffle, sur la très fertile île Chan, qui en fait n’est une île que durant la mousson, alors que le niveau du Mekong s’élève de plusieurs mètres et encercle de ses eaux la petite élévation.

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Une fillette traverse à vélo le petit pont menant à l’île Chan. De Vientiane, on peut trouver l’accès au pont en repérant le château d’eau (ici en arrière-plan) depuis la rue Tha Deua.

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La version locale du Pepsi.

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C’est un curieux gouvernement que celui qui dirige le Laos. Une sorte d’organisation communiste qui évite d’employer le terme “communisme” et qui semble négliger sa doctrine, si on en juge par les inégalités qu’on observe à Vientiane. L’écart entre les riches et les pauvres n’y semble pas plus atténué qu’ailleurs. Le pays n’a pas de grands moyens financiers, mais quand on constate l’état pitoyable des écoles, il est scandaleux de voir certaines demeures somptueuses (surtout en banlieue) ou certains fonctionnaires se baladant à bord de rutilantes voitures.

Faire des affaires au Laos semble particulier. Sans doute faut-il cultiver de très bonnes relations auprès des fonctionnaires. En outre, et c’est assurément plus curieux que néfaste, on ne retrouve pas au Laos toutes ces marques courantes ailleurs, telles que 7-Eleven, Coca-Cola, McDonald’s… Faisant exception, Pepsi est là. Si Pepsi y est et pas Coke, c’est qu’il y a une magouille!

En fait, il semble que Pepsi soit embouteillé par la Lao Soft-Drink Co., qui est sûrement contrôlée par l’État, donc en situation de monopole. Ne fait pas des affaires au Laos qui veut.

Au Vat Ong Teu, le plus important collège bouddhique du pays.

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Quelques accessoires typiques du temple: le tableau noir, les balais, le gong et sa baguette.

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Une ornementation, au Vat Ong Teu.

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Une intersection, à Vientiane.

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Coucher de soleil sur le Mekong.

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La boîte de béton, architecture typique des constructions “modernes”.

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Un match de kataw.

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Le kataw est un sport qui s’apparente au volleyball, en bien plus spectaculaire. Les joueurs n’ont pas le droit d’utiliser leurs bras ou leurs mains pour frapper la balle, ce qui donne lieu à des acrobaties renversantes (c’est le cas de le dire).

La rue Lan Xang, la plus large de Vientiane qui, du Patuxai, mène droit au palais présidentiel.

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Un vendeur de fruits, vu depuis les hauteurs du Patuxai.

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Sur le toit du Patuxai, un Arc de triomphe adapté au style laotien. Ce monument inachevé est certes imposant, mais il est difficile de dire si cette masse de béton est belle…

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Au creux de la main d’un bouddha, on a logé des boules de riz collant, une façon de porter hommage.

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Une sculpture d’inspiration chinoise, dans l’enceinte du That Luang.

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Le That Luang.

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Un buffle broutant aux abords du Mekong.

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Des joueurs de cartes, aux abords du Mekong. Une échoppe agréable où je me suis arrêté pour manger, en route pour le parc Xieng Khuan.

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Un hôpital. Vaut mieux ne pas tomber malade…

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La petite route menant au parc Xieng Khuan.

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Dans le parc Xieng Khuan.

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Au parc Xieng Khuan, ou jardin du Bouddha, on ne retrouve pas un Bouddha, mais plutôt des dizaines de sculptures de ciment hindouistes et bouddhiques éclectiques, créées durant les années soixante. Situé à 25 km de Vientiane, en aval du pont de l’Amitié, ce parc énigmatique vaut le déplacement!

Tout visiteur aura également l’occasion de discuter avec de jeunes Laotiens avides de pratiquer leur anglais.

Suite à la révolution communiste de 1975, le créateur du Xieng Khuan s’installa de l’autre côté du Mekong, à Nong Khai (juste en face!), où il édifia un parc similaire encore plus audacieux!

Dans le parc Xieng Khuan.

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Un moine en contemplation, dans le parc Xieng Khuan.

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L’un des nombreux bouddhas du parc Xieng Khuan.

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Dans le parc Xieng Khuan.

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Dans le parc Xieng Khuan.

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Les mains jointes d’un bouddha du parc Xieng Khuan.

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Dans le jardin du Bouddha, l’un des jeunes Laotiens venus à ma rencontre m’a raconté son passé récent, révélateur quant à la vie au temple, même si j’avais déjà pu me rendre compte que tous ne cherchaient pas à y répondre à des aspirations spirituelles.

Il avait été novice pendant sept mois dans un monastère situé non loin du parc Xieng Khuan. Il s’agit d’une tradition importante au Laos et en Thaïlande, que les jeunes hommes passent au moins trois mois de leur vie au monastère, bien qu’au Laos la durée de ce stage semble souvent plus longue.

Dans son monastère, il avait été décidé de bâtir un nouveau pavillon, sur lequel le jeune homme a oeuvré durant son noviciat. Chacun des novices ainsi devenus ouvriers devait accomplir un ensemble de tâches, sur lesquelles ils travaillèrent jour et nuit dans l’espoir de toucher la récompense: 700 000 kip (76 $US) pour le premier à compléter ses tâches, 500 000 kip pour le second…

Ayant lui aussi un vélo, le jeune homme m’a guidé jusqu’à son ancien temple, où j’ai pu admirer ce pavillon tout neuf, très original et coloré, où on a fait un grand usage du verre et de petits miroirs.

Une façade à Vientiane.

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Une maison coloniale de Vientiane.

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Une fin d’après-midi à Vientiane.

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Des pêcheurs en pirogue, sur le bras du Mekong coulant entre l’île Chan et Vientiane.

Bientôt, ce sera le retour en Thaïlande, à Nong Khai.

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À propos des auteurs

De plus en plus, je m’intéresse aux lieux plus qu’aux paysages. Au-delà de l’attrait esthétique, ce sont les usages évidents ou cachés des lieux, leurs histoires passées ou futures, qui susciteront mon intérêt. Cette étincelle m’est indispensable et explique probablement pourquoi je pratique relativement peu la photographie au quotidien. L’étincelle ne peut s’allumer que lorsque je mets tout le reste de côté pour m’abandonner à la photo, en me laissant porter par le moment présent.

J’ai mille projets photographiques en tête, mais je ne les réalise jamais car une fois mon repérage fait ou l’image déjà visualisée dans mon esprit, la motivation pour y revenir et créer la «vraie» image est beaucoup moindre; la découverte et la réflexion ont déjà été faites. Ainsi, s’il émerge parfois des ensembles cohérents parmi mes images, ceux-ci s’avèrent le plus souvent accidentels! Je n’ai rien contre l’approche calculée, au contraire j’admire ceux qui la pratiquent, mais ça ne marche pas pour moi, peut-être parce que je dois déjà faire amplement preuve de discipline et de patience dans les sphères professionnelles de ma vie. J’exige de la photographie qu’elle fasse rupture avec mon quotidien.

J’accumule par ailleurs un retard incalculable en images non numérisées, non sélectionnées ou non éditées, parce qu’il faut une discipline de fer pour choisir de travailler des images déjà conçues plutôt que d’aller à la découverte!

Bienvenue sur le site d’un flâneur indiscipliné!