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Ma chambre douillette, chez Tu Ka Su.

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Umphang, Thaïlande

Umphang est un district de la province de Tak, le plus vaste district de Thaïlande, recouvert à 97% de forêt montagneuse. Ce territoire, pendant longtemps l’un des plus isolés du pays, est aujourd’hui accessible depuis Mae Sot par la route 1090, surnommée « l’autoroute suspendue » dans certaines brochures touristiques, ou « l’autoroute de la mort » ailleurs, à cause des fréquents drames routiers qui surviennent au long de ses lacets vertigineux. L’étroite bande asphaltée se fraye un chemin à travers 90 km de forêt, longeant précipices et franchissant montagnes innombrables. Au total, environ 165 km séparent Mae Sot de Umphang, principale agglomération du district du même nom.

Il s’est avéré difficile d’obtenir l’information nécessaire pour braver cette route à vélo. Avoir une idée de l’ampleur des montées, prévoir à peu près où dormir, où manger, où trouver de l’eau. N’était-ce que forêt ou y avait-il des villages en chemin? Quelques jours plus tôt, j’avais tenté d’obtenir de l’information au bureau de la TAT (Tourism Authority of Thailand), à Tak, et j’avais été abasourdi par l’ignorance du personnel! Ils ne savaient rien de plus que tout ce que j’avais déjà pu lire et je pouvais même leur en apprendre! Si ces gens avaient déjà mis les pieds à Umphang, ça devait remonter à la nuit des temps tellement leurs connaissances de la région paraissaient nébuleuses. À la toute fin, n’ayant pu m’informer adéquatement, la directrice du bureau s’était contentée de conclure, d’un ton officiel, comme pour régler mon cas: « La TAT ne vous recommande pas de parcourir cette route à vélo! »

À Mae Sot, il fut tout aussi difficile d’obtenir des renseignements, les guest houses paraissant croire que toute information pratique était nuisible à leurs opérations de tours organisés… J’y ai néanmoins appris qu’au moins deux cyclistes occidentaux avaient déjà effectué le trajet quelques mois plus tôt, de même qu’un groupe de cycliste thaïs dans le cadre d’une randonnée organisée (et accompagnée de véhicules motorisés). L’aventure était donc réalisable.

J’ai décidé d’étudier le trajet de mes propres yeux en me rendant à Umphang en songthaew (camionnette servant de mini-bus), le vélo sur le toit, pour rentrer à Mae Sot plus tard en pédalant! De toute manière cette route est un cul-de-sac et je n’aurais probablement pas voulu la parcourir à vélo à la fois pour l’aller et pour le retour.

La balade en songthaew, d’une durée d’environ cinq heures, fut d’abord pénible. Je prenais place sur l’étroite banquette de bois, recroquevillé entre des passagers et des sacs de riz, ne pouvant ni bouger, ni tellement voir le paysage au dehors. Sur les 45 premiers kilomètres, des passagers s’ajoutaient à chaque arrêt, serrant tout le monde encore un peu plus, et plusieurs prirent place sur le toit (les chanceux!). Heureusement, j’ai profité de l’arrêt-bouffe à Um Piam (à mi-chemin) pour m’installer debout sur le marche-pied arrière de la camionnette, m’accrochant ferme dans les virages. La splendeur des paysages, que je pouvais enfin admirer, me fit facilement oublier l’effort requis pour occuper cette place de « première classe » pendant quelques heures!

J’ai observé attentivement la route. Entre les Km 48 et 137, on ne trouve que Um Piam, un camp de réfugiés où on peut se ravitailler, et quelques postes militaires ou policiers épars, où on peut probablement se réfugier… Le reste n’est que forêts et montagnes. La route compte plusieurs montées impressionnantes, mais le trajet allant de Umphang vers Mae Sot parut plus facile à parcourir vélo que l’inverse.

Un autre touriste était du voyage en songthaew, Dale, un gars de Wales, accroché à l’autre extrémité du marche-pied. Nous pouvions rire quand l’autre devait s’abaisser rapidement pour éviter d’être fouetté par des branches d’arbre frôlant le véhicule…

À Umphang, Dale et moi n’avions pas tout à fait prévu qu’il n’y ait pas de « terminus ». À chaque arrêt, nous nous demandions s’il fallait descendre là et nous n’avions pas eu la sagesse de noter au préalable le nom d’un endroit précis. Alors que Dale fouillait encore dans son guidebook (le miens était ensevelli sous les paquets attachés sur le toit), on nous a déposés directement au Umphang Hill Resort, où un emmerdeur hyperactif s’est empressé de nous casser les oreilles avec des treks organisés, alors que nous ne savions même pas encore où passer la nuit… Dale a aussitôt décidé de fuir à la recherche d’un autre gîte dans le village, pendant que je me laissais entraîner par l’emmerdeur dans son bureau, où il m’a exposé d’autres propositions de treks organisés tous aussi « alléchants » les uns que les autres, tout en qualifiant Dale de « stupide » d’aller voir ailleurs. Il alla jusqu’à me montrer fièrement une vieille photo de son patron aux côtés de Joe Cummings, comme si cela signifiait un endossement de son établissement par les guides Lonely Planet!

J’espérais tout de même soutirer quelques informations de sa part et ce fut vain. Au sujet de la chute de Thi Lo Su, il affirmait que pour m’y rendre je devrais traîner mon vélo à l’épaule et que j’en aurais pour trois jours, ce qui s’est plus tard révélé inexact (les autorités ne permettent pas l’accès à vélo mais il est facile d’obtenir du transport sur place). Quant au Doi Hua Mot, cette colline du haut de laquelle on doit pouvoir admirer un océan de brouillard à l’aube, il prétendait que le chemin avait été dévasté par la mousson et que de toute façon le paysage n’y était pas très attrayant (alors que plus tard j’y ai découvert un chemin impeccable et un paysage embrumé magnifique!). En outre, il vantait la cuisine « toujours ouverte » de son établissement, mais quand j’y suis allé, trop affamé pour chercher ailleurs, le cuistot était à Mae Sot et ne devait pas rentrer avant plusieurs heures…

Umphang accueille beaucoup de visiteurs, dont une grande majorité de Thaïlandais qui y viennent en groupes organisés. On vient ici pour la nature sauvage, on s’y lève tôt le matin pour un trek ou une expédition en rafting, alors le soir le village semble profondément endormi malgré sa popularité. Le soir, on ne perçoit que quelques murmures émanant des demeures, quelques silhouettes marchant dans les rues sombres, aucune télé trop bruyante, aucun méga système de son, aucune mini-moto-sport pétaradante. Une tranquillité plutôt rare en Thaïlande! De l’unique et diminutif bar du secteur n’émanait que le son d’une guitare que grattait un farang solitaire. Pour ceux qui auraient l’envie irrépressible de troubler la paix jusque dans ce coin perdu, seul l’infâme Umphang Hill Resort semblait avoir une machine à karaoké.

J’ai abouti chez Tu Ka Su, à la lisière du village, où je disposais d’un bungalow fraîchement construit et tout à fait charmant (pour 300 bahts au lieu de 800 bahts avant négociation…). Le personnel ne paraissait pas habitué à recevoir un voyageur indépendant, mais demeurait très sympathique et attentionné. On répondait même honnêtement à mes questions sur la région, sans essayer de me vendre des tours organisés!

Puisque leur cuistot préparait les repas en fonction des groupes, il n’y avait pas de menu et je devais me rallier aux groupes lorsque je désirais manger sur place. La première fois, je m’attendais à peu, tout au plus un restant de ce qui aura été préparé en trop pour le groupe. Mais on me servit au contraire un véritable festin! La soupe aux concombres farcis de porc fut succulente! Plusieurs plats suivirent, salade de papaye, différents sautés au porc, certains bien piquants, le tout bien sûr accompagné de riz. Quand je finissais un plat, on me surprenait avec l’arrivée d’un nouveau met délicieux!

Un brûlis, en bordure de la route liant Umphang à Palatha.

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Une borne kilométrique typique. « Palatha, 21 km ».

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Direction du Doi Hua Mot.

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Après quelques montées abruptes — la plus notable s’étirant sur 3 km — et juste après la borne indiquant le Km 10, il suffit de bifurquer sur un chemin s’écartant à gauche de la route pour atteindre le Doi Hua Mot, 700 mètres plus loin. La route jusqu’à cette intersection, comme toutes les routes du district de Umphang, est extrêmement peu fréquentée et fort agréable à parcourir à vélo.

Le paysage depuis le Doi Hua Mot, un point de vue situé à 971 mètres d’altitude.

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À l’aube, on peut observer la brume depuis le Doi Hua Mot.

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Après y être allé la veille, je suis retourné au Doi Hua Mot, cette fois en quittant Umphang à cinq heures du matin alors qu’il faisait encore nuit noire. À l’aube, on peut observer une mer de brouillard féerique depuis les hauteurs du Doi Hua Mot.

Au long du chemin régnait une atmosphère de jungle mystérieuse. Des ombres profondes et intriguantes que ne pouvait percer la faible lampe de mon vélo laissaient croire à la fantaisie qu’à tout moment un éléphant sauvage pouvait surgir à deux tours de roue devant moi!

Le brouillard matinal, au Doi Hua Mot.

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Un sentier voisin du Doi Hua Mot.

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Un sentier voisin du Doi Hua Mot longe une crête dénudée et offre des points de vue intéressants sur les alentours.

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L’accès non identifié à un sentier qui offre des points de vue intéressants (entre les Km 9 et 10 de la route 1090 en direction de Palatha).

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Après avoir passé plusieurs heures sur un sentier à proximité du Doi Hua Mot, le ciel était désormais dégagé et la chaleur se faisait intense comme il se doit en Thaïlande.

En redescendant des collines, j’ai croisé Dale, le gars de Wales, qui arrivait. Grand marcheur et allergique aux tours organisés, il avait décidé de se rendre dans le secteur à pied, une balade de 20 km qu’il avait entreprise sans même amener d’eau! Sans doute avait-il à ce jour peu marché sous les chauds rayons du soleil thaïlandais!

Dale a raconté être tombé à nouveau sur l’emmerdeur du Umphang Hill Resort, qui lui aurait juré que je m’étais inscris à l’un de leurs treks! Pur mensonge, bien sûr.

Je suis reparti après avoir laissé à Dale l’une de mes deux bouteilles d’eau. La longue descente vers Umphang est réalisable presque sans donner un seul coup de pédalier, de quoi faire l’envie de n’importe quel marcheur!

Près de la rivière Mae Khlong.

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Quelques chemins de terre lient la route 1090 et la rivière Mae Khlong, située à environ 3 km. Ces chemins semblent surtout servir de voies de sortie des expéditions de rafting et ne mènent pas nécessairement à des points de vue intéressants sur le cours d’eau.

Un chemin entre la route 1090 et la rivière Mae Khlong.

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Des panneaux envahis par la végétation (à gauche) indiquent le chemin d’accès pour la chute de Thi Lo Jo (juste avant le Km 4 de la route 1090, en direction de Palatha).

Extrait sonore : Gazouillis
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Une partie de la chute de Thi Lo Jo.

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L’une des cascades de la chute de Thi Lo Jo procure une douche rafraîchissante de fines gouttelettes d’eau. L’autre partie de la chute, plus spectaculaire, se jette directement dans la rivière Mae Khlong et est sans doute plus facile à apprécier depuis une embarcation sur la rivière.

Près du village de Dae Law Khi.

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Des songthaew croisés sur le chemin de la chute de Thi Lo Su. Pour se protégrer de la poussière, plusieurs passagers bien avisés portaient ces petits masques de médecin qu’on voit habituellement à l’heure de pointe à Bangkok.

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Arrivé à la guérite de la réserve naturelle de Umphang, qui englobe la chute de Thi Lo Su, on m’a indiqué que je ne pouvais m’y rendre à vélo! Pourtant j’avais interrogé plusieurs personnes et payé les droits d’accès au bureau officiel à Umphang, et nul ne m’avait averti de cette contrainte! Apparemment, l’accès n’était pas ouvert directement aux particuliers, même motorisés.

Les gardes m’ont donc placé sur un songthaew qui allait aussi à la chute, tandis que je devais laisser le vélo à la guérite (non sans quelques inquiétudes).

Même si la balade en songthaew fut plus dure pour le postérieur qu’une journée complète de cyclisme, il est vrai que les poussiéreux 25 ou 30 km menant à la chute auraient été ardus à vélo. Le songthaew en a eu pour deux bonnes heures à esquiver des nids-de-poule. À l’arrivée, les bananes que j’avais apportées étaient en purée!

Le camp près de la chute de Thi Lo Su.

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L’arrivée au camp fut saisissante — non pas à cause de la chute, celle-ci étant située à 1,5 km de là — mais à cause des 600 à 800 tentes qui s’y dressaient!

La plupart des tentes appartenaient à des agences de trekking et toutes n’étaient pas occupées, la plupart ayant été installées en avance pour le lendemain, début d’un long week-end férié pour les Thaïs. Décembre est l’un des meilleurs mois pour admirer la chute, dont le débit est encore gonflé par la fin de la mousson, et cela, visiblement, les Thaïs le savent!

Réservoirs d’eau potable au camp de la chute de Thi Lo Su.

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La chute de Thi Lo Su étant située dans une réserve naturelle, aucun service n’est fourni sur place hormis deux grands réservoirs d’eau potable. Le visiteur doit donc être autonome et amener sa tente et ses provisions.

Cela n’est pas un problème pour les clients d’agences. Celles-ci sont bien installées, avec de grands abris de toile en guise de cuisine et salle à manger, et tout ce qu’il faut pour y préparer les mets les plus raffinés!

La chute de Thi Lo Su, aux multiples cascades, que plusieurs considèrent comme la plus belle de Thaïlande.

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Un ruisseau près du sentier menant à la chute de Thi Lo Su.

Extrait sonore : Les grenouilles
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Des baigneurs, au pied de l’une des cascades de la chute de Thi Lo Su.

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Aucune translitération étant parfaite, la chute de Thi Lo Su est identifiée de diverses façons dans notre alphabet: « Thi Lor Su », « Thilawsu », « Tee Lor Soo », « Thee Lo Su », « Te Lor Su »…

Un baigneur plonge sous une cascade de la chute de Thi Lo Su.

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Une partie de la chute de Thi Lo Su.

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Un plongeur intrépide se risque dans l’une des cascades de la chute de Thi Lo Su.

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Des empreintes d’éléphant dans la forêt, près de la chute de Thi Lo Su.

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Sur le chemin cahoteux de la chute de Thi Lo Su.

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Fin de journée à Palatha.

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Palatha est une petite communauté karen où tout le monde semble bien se connaître et un endroit encore plus paisible que le village de Umphang!

Les habitants de Palatha ne semblent guère plus riches que ceux de certains villages de l’Issan (nord-est du pays), mais conservent une grande dignité. Ils sont gentils mais taciturnes avec les étrangers, ne lançant pas même les exclamations « farang, farang! » ou « hello! » fréquentes ailleurs dans le pays. Comme ailleurs, les traditions vestimentaires ancestrales sont souvent délaissées, mais ici on semble se tourner moins massivement vers les couleurs fluo en vogue dans les coins pauvres de l’Issan.

La basse-cour semble occuper tout le village, puisqu’on y croise des chiens (évidemment), des poules, des porcs, des buffles et même des éléphants!

Les premiers rayons du soleil, un matin à Palatha.

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Bien que les atouts de la région proviennent souvent du village de Palatha — en particulier les mahouts et leurs éléphants, ainsi que les guides de rafting et de trekking — c’est Umphang qui s’accorde la majeure partie des revenus. Pourtant, 80% des habitants de Umphang seraient des émigrants venus d’ailleurs en Thaïlande, dont une grande partie de policiers et militaires souvent véreux envoyés dans la région par le gouvernement thaïlandais au cours des tumultueuses années 70. À l’époque, les effectifs indésirables étaient souvent mutés dans ce coin de pays agité… Disposant d’armes et d’argent, les arrivants prirent le contrôle de la région. Aujourd’hui, presque toutes les agences et guest houses de Umphang appartiennent à des policiers ou à d’anciens policiers qui ne s’en cachent pas…

Pour une balade de trois heures en éléphant, un mahout de Palatha reçoit 600 bahts — avec lesquels il doit notamment entretenir son animal — tandis qu’une agence de Umphang offre la même balade pour 800 bahts par personne. Avec deux passagers par animal, l’agence empoche donc 1000 bahts de profits presque sans effort! Malgré cette injustice, le leader de Palatha n’ose renégocier le prix avec les mercantiles de Umphang, par crainte de perdre leur respect… Néanmoins, le touriste averti peut toujours, quant à lui, se rendre directement à Palatha et éviter les coûteux intermédiaires!

Des tentes sont alignées sur le lopin de terre du Palatha House, l’unique gîte de Palatha, géré par la communauté. Avec le long week-end férié, les agences de Umphang avaient envoyé à Palatha leur surplus de touristes.

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Un paysan et ses buffles, le matin à Palatha.

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Chaque matin à Palatha, jeunes et vieux, hommes et femmes, vont au champ. Ailleurs au pays, c’est surtout à moto qu’on se déplace, mais à Palatha on marche encore. À leur dos, certains portent un grand panier de bambou contenant machette et bèche et qui, au retour, contiendra aussi les fruits de la récolte.

La route 1090 traversant Palatha.

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Une guérite occupée par un militaire marque la fin de la route pavée, environ 800 mètres à l’ouest du village de Sepala.

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Des indications discrètes dénotent la voie de la chute de Sepala.

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Des maisons rurales typiques des environs de Sepala.

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La délicate chute de Sepala est entourée d’une dense végétation.

Extrait sonore : Un insecte siffleur
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Sur le chemin menant à la chute de Sepala.

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Près de Sepala.

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Des éléphants presque à ma table, à l’unique échoppe de Palatha.

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En quittant Palatha, j’avançais plus rapidement à vélo que ces éléphants et leurs mahouts.

Extrait sonore : Oiseaux jaseurs 1
Extrait sonore : Oiseaux jaseurs 2
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Un papayer et ses fruits.

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Près de Umphang.

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Un abri pour le fourrage, dans un village karen près de Umphang.

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Une rizière désséchée, près de Umphang.

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Le séchage du piment, une culture importante dans les environs de Umphang.

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Une colline dans la brume, près de Umphang.

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Une plantation, près de Umphang.

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Un pic de calcaire s’élève derrière une petite maison, près du village de Wa Khu Kho.

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Près du village de Mae Khlong Khi.

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Des paysans au travail, près du village de Mae Khlong Khi.

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Le village de Mae Khlong Khi, situé entre les Km 137 et 138 de la route 1090, est la dernière chance de se ravitailler avant de véritablement entamer « l’autoroute suspendue » en direction de Mae Sot.

Le ciel vu d’un belvédère situé à environ 5 km au nord de Mae Khlong Khi (et quelques centaines de mètres plus haut!)

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Un belvédère, 5 km au nord de Mae Khlong Khi.

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À travers la forêt, en direction de Um Piam.

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Un camp pour la nuit.

Extrait sonore : La nuit au police box
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Je me suis arrêté pour la nuit à un « police box » en pleine forêt, entre les Km 115 et 116 de la route 1090. Le policier de service m’a suggéré de m’installer sous l’abri situé près de la route.

Son chien, d’abord agressif, est venu me renifler un peu, ce qui parut le calmer. Celui-ci avait par ailleurs la mauvaise habitude de se lancer à la poursuite de chaque véhicule passant par là…

Je pouvais utiliser à mon gré la luxueuse douche-toilette [photo du centre], tandis que les poutres de l’abri furent idéales pour fixer la tente-hamac [photo du bas]. La toile de pluie fut nécessaire à cause du toit troué de l’abri, ainsi que pour m’envelopper un peu, les nuits pouvant être relativement venteuses et fraîches dans ce secteur.

Brouillard matinal.

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En route vers Um Piam.

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À mesure qu’avance la journée, le brouillard quitte la forêt.

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Les dernières traces de brouillard sur la forêt.

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Une journée humide sur la route 1090.

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Plus près de Um Piam, on remarque ci et là un petit sentier s’écartant de la route, une cabane au loin en contrebas, ou un petit troupeau de vaches sur une colline dénudée. Il y a donc une population, quoique très éparse, qui s’accroche à cette route isolée.

Le camp de réfugiés de Um Piam.

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À flanc de colline, la vaste étendue de huttes spartiates du camp de Um Piam paraît avoir poussé là où personne n’aurait daigné s’établir, n’eurent été les activités sordides de la junte militaire contrôlant le Myanmar. Les Birmans ont fuit par milliers la répression d’un régime qui, selon Amnistie Internationale, use couramment de la torture et du viol contre les minorités ethniques.

Un regard vers le creux d’une vallée, près de Um Piam.

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Au nord de Um Piam, la forêt se fait moins dense et ponctuée de prés à flanc de montagne. Par conséquent, les points de vue sur les horizons lointains se font plus nombreux.

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Extrait sonore : Une nuit en foret
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Pour éviter les sommets dégagés et venteux où s’éternise le brouillard matinal, j’ai pédalé jusqu’à la tombée de la nuit, jusqu’à ce que je trouve un coin de forêt propice où camper, ni trop dense par sa végétation, ni trop visible de la route.

Les efforts de la journée furent récompensés par un magnifique ciel étoilé. Et comme pour assaisonner le spectacle, des dizaines de lucioles survolant un petit ruisseau incarnèrent autant d’étoiles scintillantes et virevoletantes.

Les premiers bouddhas rencontrés en sortant de « l’autoroute suspendue ».

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Peu après la dernière grande descente de « l’autoroute suspendue », à 50 km de Mae Sot, on retrouve à nouveau la civilisation, avec un petit temple, une grande plaine cultivée, quelques maisons et même des commerces aux abords de la route. Au temple, une grande citerne procurait de l’eau potable fort bienvenue, mes dernières réserves s’étant épuisées durant l’après-midi.

Plantation.

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Plantation.

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Près de la chute de Thararak.

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La chute de Thararak (Km 26).

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Lorsque Mae Sot n’est plus qu’à une trentaine de kilomètres, la randonnée cycliste est moins plaisante, la circulation motorisée se faisant dense, rapide, bruyante et puante. De quoi regretter les deux derniers jours en forêt, où les véhicules se faisaient rares! Heureusement, l’accotement de la route est généralement assez large dans ce secteur, comme c’est le cas sur la plupart des voies importantes du pays.

Des enfants s’amusent dans une botte de foin, près de Mae Sot.

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Les montagnes du Myanmar se profilent derrière un champ bien irrigué, près de Mae Sot.

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Les derniers vallons donnant sur la plaine de Mae Sot.

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Quelle satisfaction que rentrer à Mae Sot après cette aventure montagneuse de trois jours à vélo! Quand je pense à tous les « mai dâai! » (« impossible! ») qu’on m’avait servis avant de tenter le coup! Le « mai dâai » étonné, le surpris, le quasi horrifié. Le « mai dâai » de rire, trouvant l’idée absurde. Le « mai dâai » du vieux routier sûr de son affaire…

Il faut dire que les Thaïs ne font tout simplement pas de cyclisme. Le vélo, c’est généralement pour eux une affaire pour enfants, pour personnes âgées ou pour démunis! Par conséquent, ils n’imaginent pas tout ce qui peut être accompli à vélo!

À propos des auteurs

De plus en plus, je m’intéresse aux lieux plus qu’aux paysages. Au-delà de l’attrait esthétique, ce sont les usages évidents ou cachés des lieux, leurs histoires passées ou futures, qui susciteront mon intérêt. Cette étincelle m’est indispensable et explique probablement pourquoi je pratique relativement peu la photographie au quotidien. L’étincelle ne peut s’allumer que lorsque je mets tout le reste de côté pour m’abandonner à la photo, en me laissant porter par le moment présent.

J’ai mille projets photographiques en tête, mais je ne les réalise jamais car une fois mon repérage fait ou l’image déjà visualisée dans mon esprit, la motivation pour y revenir et créer la «vraie» image est beaucoup moindre; la découverte et la réflexion ont déjà été faites. Ainsi, s’il émerge parfois des ensembles cohérents parmi mes images, ceux-ci s’avèrent le plus souvent accidentels! Je n’ai rien contre l’approche calculée, au contraire j’admire ceux qui la pratiquent, mais ça ne marche pas pour moi, peut-être parce que je dois déjà faire amplement preuve de discipline et de patience dans les sphères professionnelles de ma vie. J’exige de la photographie qu’elle fasse rupture avec mon quotidien.

J’accumule par ailleurs un retard incalculable en images non numérisées, non sélectionnées ou non éditées, parce qu’il faut une discipline de fer pour choisir de travailler des images déjà conçues plutôt que d’aller à la découverte!

Bienvenue sur le site d’un flâneur indiscipliné!