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Blizzard au Nouveau-Brunswick.

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Nouveau-Brunswick, Canada

Comment sont les Terre-Neuviens? Comment est la mer en hiver? Serais-je dépaysé là-bas? Voilà quelques unes des questions, pourtant très simples, qui me poussèrent vers cette province méconnue du Canada.

Dans l’espoir de satisfaire ma curiosité, j’ai parcouru Terre-Neuve pendant deux petites semaines, un délai très court pour un si grand territoire. Heureusement, il s’agit justement d’un très beau territoire pour un road trip!

Avec seulement deux semaines devant soi pour voir l’immense Terre-Neuve, inutile de songer en plus à visiter le Nouveau Brunswick et la Nouvelle Écosse!

Cependant, n’ayant jamais visité le coin, je me demandais à quel point on parlait français dans l’officiellement bilingue province du Nouveau Brunswick. Aux deux ou trois endroits où je me suis arrêté entre Edmundston et Fredericton, j’ai pu m’exprimer en français sans que cela pose un problème. J’ai même trouvé la région très similaire au Québec, bien que la signalisation routière bilingue m’ait semblée un peu lourde…

Dès Fredericton, par contre, je me suis senti moins à l’aise de poursuivre en français. Tout le monde autour parlait anglais, alors je les ai imités.

Blizzard au Nouveau-Brunswick.

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Nouveau-Brunswick, Canada

Ce matin là, j’étais déjà dépaysé. Pas si loin de mon coin de pays, mais dans un univers parallèle: celui des truckers. La route transcanadienne, par ici, est extrêmement fréquentée par les mastodontes de la route (les camions, pas leurs chauffeurs!).

Au déjeuner, dans un resto routier près de Beachwood, j’étais le seul touriste. Les autres étaient des truckers typiques, parlant fort et avec un drôle d’accent. Mes oeufs tournés contenaient un liquide jaune anormalement fluorescent. Les saucisses étaient bien grasses et juteuses…

Une tempête de neige a sévi durant toute ma traversée du Nouveau Brunswick. La faible visibilité m’a empêché de voir quoi que ce soit du paysage, ce qui m’a libéré de l’irrésistible tentation d’arrêter partout…

North Sydney, Nouvelle-Écosse.

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North Sydney, Nouvelle-Écosse, Canada

Après la tempête de neige au Nouveau Brunswick, ma traversée nocturne de la Nouvelle-Écosse fut marquée par une pluie incessante. Il n’y avait pratiquement pas de neige au sol et j’ai même pu explorer un épais brouillard…

La conduite fut si harassante que j’en eut mal aux poignets, à force de serrer le volant…

Au lever du soleil, après avoir passé la nuit dans l’auto, j’étais assez crevé. C’est que le motel que j’avais convoité à Port Hawkesbury était complet! Alors j’avais roulé jusqu’à Sydney et, tant qu’à y être, jusqu’à North Sydney (d’où je devais prendre le traversier du matin pour Terre-Neuve). Arrivé à North Sydney, vers 2h, j’étais complètement épuisé mais je m’étais dit que ça ne valait plus la peine de prendre un motel pour quatre ou cinq pauvres petites heures de sommeil… La température était légèrement supérieure à zéro, alors j’ai vaguement réussi à dormir, bercé par le martèlement de la pluie frappant la carrosserie.

J’espérais que cette pluie soit neige à Terre-Neuve.

Petite constatation: les restos Tim Horton’s et Subway sont un vrai fléau en Nouvelle-Écosse; ils semblent même plus nombreux que les McDo! Par ailleurs, ils semblent toujours venir à la paire!

À bord du M.V. Caribou.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Ouais, c’est quand même trippant être en mer. La mer est un lieu de solitude, du moins quand on est sur le pont du bateau. Il n’y a que le bateau qui tangue doucement, le bruit des vagues qui se fracassent, le vent qui siffle…

Après quelques heures de navigation, on se retrouve sur des eaux moins accueillantes. La pluie a cessé, mais il fait plus froid, le vent est plus puissant et on voit des bancs de glace qui s’accrochent aux vagues.

Contrairement à l’avion, on peut se promener, aller dehors, changer de place continuellement… Et ce navire est très vaste! Aussi, l’équipage est assez considérable — je me demande s’il y avait autant de passagers à bord qu’il y avait de matelots!

Le Caribou peut recevoir 1 200 passagers et 350 voitures. Il transporte tout type de véhicule, même des camions-citernes. Et moi qui, au début, m’étais inquiété pour la légitimité de mon petit bidon de carburant de camping!

À bord du M.V. Caribou.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

À l’intérieur, un don Juan, armé de sa guitare, a ciblé la plus jolie fille à bord, une asiatique solitaire. En quelques minutes, au moins six musiciens se sont ramassés là, chantant et jouant autour de celle qui se contentait d’observer silencieusement, bien qu’elle fut le pôle d’attraction. Toutefois, il faut l’avouer, ça chantait et jouait vraiment bien. L’un d’eux, musicien professionnel résidant à Halifax et, comme tous les autres, Terre-Neuvien expatrié, retournait dans son patelin de St. John’s pour jouer quelques gigs dans des pubs.

Les Terre-Neuviens font connaissance spontanément et, entre eux, ils se découvrent toujours très rapidement des amis communs. Tous semblent aimer profondément leur île et ne résider sur le continent qu’à contrecoeur!

À bord du M.V. Caribou.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Parfois, le bateau ressemble à l’avion; pour la vue. Le brouillard nous fait croire qu’on flotte sur les nuages.

Le Caribou possède une arcade, une cafétéria, un bar, une salle de cinéma, mais le plus intéressant c’est quand même d’être sur le pont. Bien sûr, il ne s’y passe pas grand chose, mais là se trouve l’intérêt, dans cette atmosphère si différente de la terre ferme.

Même s’il fait plutôt froid sur la mer, même s’il faut se cramponner pour tenir debout contre le vent, j’ai bien de la difficulté à comprendre ceux qui préfèrent rester collés à leur siège pendant toute la traversée… Peut-être sont-ils plus habitués que moi à ces traversées.

Port-aux-Basques.

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Port-aux-Basques, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Malheureusement, le seul bed & breakfast à bon prix et habituellement ouvert l’hiver à Port-aux-Basques était fermé pour rénovations!

L’Hôtel Port-aux-Basques, c’est un peu cher pour ce qu’on obtient. Les murs sont en carton et on entend le voisin respirer… Quant au lit, je suis capable de dormir à peu près sur n’importe quoi, mais j’ai eu l’impression d’avoir mieux dormi dans l’auto la veille…

Dans une usine de traitement du poisson désaffectée, à l’Isle-aux-Morts.

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Isle-aux-Morts, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Dans une usine de traitement du poisson désaffectée, à l’Isle-aux-Morts.

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Isle-aux-Morts, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

L’unique poste à essence de Burnt Islands.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Par ici, on s’imagine vivre à une autre époque. Les villages ne sont pas envahis par l’affichage sauvage. Je pense notamment à la Main de Port-aux-Basques (où les magasins sont très sobrement identifiés) et aux quelques commerces des petits villages (d’où il faut pratiquement être originaire pour savoir où les trouver!).

On est encore à l’ère du magasin général et de la station service à une seule pompe (sans gros néons et sans pompe électronique à carte de crédit). Sur les routes, presque tout le monde a l’air de prendre ça relax. Dans les villages, les limites de vitesse sont parfois indécemment basses…

Rose Blanche.

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Rose Blanche, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Le phare de Rose Blanche.

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Rose Blanche, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Des chaloupes, à Diamond Cove.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

J’ai beaucoup apprécié la côte sud-ouest de Terre-Neuve. Malheureusement, en février les journées sont courtes et on dispose de peu de temps pour tout photographier!

Chaque village, et St. George ne fait pas exception, possède son obscur lounge, un bâtiment toujours terne et sans fenêtre. Peu invitant…

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St. George, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada
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St. George, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

À Felix Cove, sur la péninsule de Port-au-port.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Un champ enneigé, sur la péninsule de Port-au-port.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

J’ai stupidement empêtré l’auto dans un fossé glacé en voulant m’arrêter en bordure du chemin, près de Abraham’s Cove… Heureusement, à peine ais-je eu le temps de sortir ma pelle qu’il y avait déjà quatre voitures arrêtées autour et six gaillards costauds pour pousser!

Des roues décoratives délimitent une terre, sur la péninsule de Port-au-port.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Des cages à homard, sur la péninsule de Port-au-port.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

La péninsule de Port-au-port est la seule région francophone de Terre-Neuve et elle semble très fière de sa culture.

Un bonhomme jovial qui avait remarqué la plaque d’immatriculation québécoise de ma voiture s’est arrêté pour me piquer une jasette. Avec son accent acadien, il m’a parlé avec ravissement de ses voyages à Montréal vers 1950, alors que celle-ci était encore la métropole du Canada.

Le parc du Boutte du Cap, sur la péninsule de Port-au-port.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Au parc du Boutte du Cap, le temps d’un rapide lunch dans la voiture, je me suis décidé à affronter le vent et la poudrerie, sans trop savoir s’il fallait marcher longtemps pour voir quelque chose d’intéressant.

Il y avait plus de vent que ce que j’avais jamais pu expérimenter dans ma vie, mais la température n’était pas trop froide; probablement juste en deçà de zéro.

Dans le parc du Boutte du Cap, au bout de la péninsule de Port-au-port.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

De la crète des hautes vagues s’échappaient des goutelettes d’eau qui, une fois emportées par le vent, se transformaient en petits flocons. Ceux-ci, poussés avec force vers la falaise, suivaient le vent ascendant contre la paroi, ce qui faisait neiger… d’en bas!

Les pénibles conditions de vent et de poudrerie au Boutte du Cap m’ont en quelque sorte privé de plusieurs photos. Sous de telles conditions, chaque geste était plus difficile. Changer de lentille devient un défi, adopter une position stable devient impossible!

La grève à Grande Terre (aussi appelée Mainland).

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Grande Terre, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Après le dernier virage de la route liant Cap St-George et Grande Terre, la descente vers la mer turquoise léchant la terre blanchie par la neige fut saisissante.

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Grande Terre, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

À Grande Terre, ainsi que dans les villages avoisinants, tels que Trois Cailloux et Lourdes, la motoneige semble dominer les autres moyens de transport, et ça se comprend! Sur la route glacée, la motoneige est bien plus agile que l’automobile.

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Grande Terre, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Dans le blizzard, près de Stephenville.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

J’espérais me rendre à Corner Brook pour dormir cette nuit là, mais je dûs rebrousser chemin. À cause de la neige et de la poudrerie, on ne voyait pas à 10 mètres sur la route…

Faute de dénicher un b&b si tard le soir, je pris un motel vieillot hyper-cheap à Stephenville. Le tapis faisait le tour du lit (certainement par soucis d’économie), sous lequel traînait une vieille canette de bière… Je suppose que regarder sous le lit est souvent un bon moyen d’évaluer rapidement la qualité d’un hôtel! Mais peu importe; c’était seulement pour dormir et puis j’avais eu une grosse journée!

Je m’endormis rapidement, accompagné par le sifflement du vent et le son des motoneiges lointaines…

Stationné près de la transcanadienne.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

La route transcanadienne aurait fait une magnifique piste de motoneige! Hormis quelques courbes où du sable avait été répandu, elle était toute blanche.

Par ici, j’aurais facilement pu perdre le cours du temps et des distances, avec la neige et la poudrerie donnant l’impression de rouler sur les nuages, n’eurent été les satanées pancartes semi-publicitaires annonçant Stephenville… Les quelques premiers panneaux sont rigoureusement présents à tous les 10 km, mais ensuite leur fréquence augmente à mesure qu’on s’approche du patelin. Il ne se passe pas cinq minutes sans qu’on nous assène la distance qui nous sépare de Stephenville…

Cabanes de pêcheurs, à Lark Harbour.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Finalement, j’ai parcouru un bon bout de chemin aujourd’hui… grâce à la très faible visibilité! Par endroits, ne voyant absolument rien du paysage, je n’ai eu d’autre choix que de continuer ma route…

À ce jour, il a neigé quotidiennement depuis mon arrivée à Terre-Neuve.

Un entrepôt près du quai de Wild Cove.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Un ouvrier travaillant sur le réseau de distribution électrique dans des conditions difficiles, à Lark Harbour.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

À Benoit’s Cove.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Entre Frenchman’s Cove et Lark Harbour, par moments, la visibilité sous la tempête était nulle… vraiment nulle! Que du blanc! Une condition encore plus stressante quand on sait qu’une énorme charrue nous suit, non loin derrière, pour déneiger la route. Les conducteurs de ces monstres routiers semblent imperturbables, peu importent les conditions météorologiques…

Par deux fois, profitant d’accalmies, j’ai rebroussé chemin, espérant voir ce que j’avais manqué plus tôt dans le blizzard. Mais à chaque fois ce fut en vain, car la tempête reprenait presque aussitôt.

Sur la route, près de Corner Brook.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Après avoir surmonté les conditions difficiles de la route entre Lark Harbour et Corner Brook, j’étais bien endurci pour la transcanadienne. Le léger blizzard qui y sévissait était insignifiant à côté de ce que j’avais affronté plus tôt… Les autres automobilistes, moins exercés, semblaient gravement ralentis par la légère poudrerie!

Les environs de Marble Mountain étaient spectaculaires, avec la rivière qui méandre entre les montagnes. Il m’a semblé y voir quelque vague ressemblance avec certains canyons de l’ouest américain, bien que la palette de couleurs fut très différente.

Je me suis rendu jusqu’à Rocky Harbour, où mon lit m’attendait au Wildflowers B&B, une vieille maison charmante et impeccablement entretenue. La veille, au motel minable de Stephenville, j’avais eu peur de toucher à quoi que ce soit, car tout semblait malpropre; mais ici, ma crainte était plutôt de tout salir! En plus de disposer d’une chambre très confortable, ça rompait la solitude de pouvoir discuter avec les maîtres de la maison. D’après eux, il était inhabituel d’avoir autant de neige dans la région, surtout depuis quelques années.

Dans le parc national du Gros Morne.

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Parc national du Gros-Morne, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Cages à homard, dans le parc national du Gros Morne.

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Parc national du Gros-Morne, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Une descente de bateaux cernée par les glaces, dans le parc national du Gros Morne.

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Parc national du Gros-Morne, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Sur le sentier de la Western Brook Pond, parc national du Gros Morne.

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Parc national du Gros-Morne, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Le sentier de la Western Brook n’était pas idéal pour la randonnée en raquettes car, par endroits, le terrain était soit complètement dénudé et ouvert au grand vent, soit couvert de petits sapins trapus (tuckamores). Ainsi, les raquettes n’étaient utiles que pour la moitié boisée du chemin, puisqu’il n’y avait aucune accumulation de neige sur les grands espaces dénudés.

Le sentier était facile à suivre, même si officiellement fermé l’hiver. Malheureusement, on reste un peu sur notre faim, car le sentier ne permet pas de s’approcher du spectaculaire fjord de la Western Brook.

J’ai vu bien des pistes d’animaux, surtout de lièvres et de renards. Hélas, je n’ai vu aucun animal, même si au retour je pouvais constater qu’un lièvre avait marché sur mes pas…

La route longeant la côte, dans le parc national du Gros Morne.

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Parc national du Gros-Morne, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Broom Point, parc national du Gros Morne.

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Parc national du Gros-Morne, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Contre toute attente, c’est à Broom Point que j’ai enfin vu un lièvre! Mais il fut trop rapide pour que je le photographie. J’ai aussi surpris un superbe aigle à tête blanche alors qu’il bouffait les restes d’un oiseau mort (difficile à identifier, mais probablement une mouette). J’ai longuement fais le guêt, caché sous des arbres, mais l’aigle n’est pas revenu. Il ne restait déjà plus grand chose à bouffer, alors peut-être n’avait-il plus faim…

Le petit chemin vers Broom Point offre un observatoire sur le fjord de la Western Brook. Celui-ci offre un point de vue très facilement accessible et pratiquement aussi intéressant que celui du sentier de la Western Brook. L’été, par contre, ça doit être autre chose, puisqu’au bout du sentier de la Western Brook un bateau permet de se rendre au fjord.

Le phare de Lobster Cove, éclairé par mes phares…

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Parc national du Gros-Morne, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

La Bonne Baie, vue de Norris Point, parc national du Gros Morne.

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Parc national du Gros-Morne, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Le premier matin sans vent depuis le début de l’expédition. Le calme plat. La vue grandiose.

Sur le sentier des chutes de la Southeast Brook, parc national du Gros Morne.

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Parc national du Gros-Morne, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Une neige fantastique! De la belle poudreuse presque vierge; seules des pistes de lièvres la parcourait. À chaque pas, les raquettes s’enfonçaient de 10 à 15 centimètres.

Évidemment, pas facile de trouver le chemin avec toute cette neige. J’ai silloné les environs dans toutes les directions, créant un labyrinthe de pistes qui avaient certainement de quoi confondre d’éventuels randonneurs devant passer par là après moi… Ainsi, l’aller-retour aux chutes qui, comme le reste, étaient gelées et ensevelies sous la neige, a exigé plus du double des 30 minutes estimées, mais quelle agréable randonnée ce fut!

Avec toute la neige accumulée au sol, j’avais la tête dans les branches, elles aussi lourdes de neige. Le capuchon fut indispensable, les branches laissant souvent tomber leur chargement à mon passage…

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Parc national du Gros-Morne, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Randonnée en raquettes dans le parc national du Gros Morne.

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Parc national du Gros-Morne, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Le beau temps m’a permis de prendre mon repas à l’extérieur, sur un belvédère à 6 km au nord-ouest de Wiltondale. J’ai eu les mains un peu gelées, mais la vue était superbe, avec d’un côté les montagnes Long Range et de l’autre la vallée qui annonce la Bonne Baie.

Tout près, deux hommes sont arrivés en “pickup”, ont déchargé leur motoneige (par ici, tous les camions transportent une motoneige) et sont partis avec un immense vilebrequin, vraisemblablement en direction d’un quelconque lac gelé, perdu au loin parmi les collines enneignées, dans lequel ils pourraient pêcher quelques poissons.

Sur la Lookout Trail, près de Woody Point, parc national du Gros Morne.

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Parc national du Gros-Morne, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Sur la Lookout Trail, dans le parc national du Gros Morne.

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Parc national du Gros-Morne, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Sur la Lookout Trail, parc national du Gros Morne.

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Parc national du Gros-Morne, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Hélas, je ne me suis jamais rendu au sommet, si sommet il y avait… Car à chaque fois que j’atteignais ce qui semblait d’abord être un sommet, il y en avait un autre qui apparaissait plus loin. Ça a continué ainsi jusqu’à ce que je me résigne à rebrousser chemin pour rentrer avant la tombée de la nuit.

Si cette randonnée était à refaire, je suivrais les pistes de motoneige plutôt que les balises des sentiers pédestres. Les motoneigistes semblent aller directement au sommet, tandis que les sentiers se perdent parfois dans d’autres directions…

Malgré l’ascension incomplète, j’ai tout de même pu savourer de très beaux points de vue.

Une vallée dans les Tablelands, parc national du Gros Morne.

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Parc national du Gros-Morne, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

À Hillgrade, New World Island.

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New World Island, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Après un copieux déjeuner aux bleuets au Berry Patch B&B, de Deer Lake (sans mentionner les confitures variées faites de baies locales), j’ai parcouru un très long bout de chemin jusqu’au New World Island.

La route m’a semblé très monotone entre Deer Lake et Grand Falls-Windsor, mais s’il y avait des points intéressants, la tempête de neige (encore une fois) ne me permettait pas vraiment de les voir. Un détour par King’s Point et Rattling Brook, où un fjord devait s’offrir à mon regard, fut totalement vain puisque la visibilité y était nulle. Vers New World Island, toutefois, il y eut une accalmie.

Dans la région, même si plusieurs bâtiments traditionnels subsistent vaillamment, de nombreux villages sont constitués de bungalows et ont des airs de banlieue nord-américaine bien ordinaire. Puisque l’architecture de bungalow ne m’a jamais particulièrement ému à ce jour, mes images du patrimoine bâti ne reflètent peut-être pas la réalité avec justesse.

On dirait que tout le monde désire avoir son petit bungalow recouvert d’aluminium blanc. Parfois, même de vieux bâtiments sont ainsi revêtus, ce qui a pour effet de les défigurer complètement. Souvent, on peut apercevoir une vieille demeure abandonnée, avec tout à côté un “beau” bungalow blanc tout neuf.

Un quai glacé, à Little Burnt Bay, New World Island.

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New World Island, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Un quai, à Hillgrade, New World Island.

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New World Island, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Un cimetière, à Newville, New World Island.

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New World Island, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Une mosaïque de glace, près de Little Harbour, South Twilingate Island.

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South Twilingate Island, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Juste en haut de la côte voisine du Beach Rock B&B, un sentier pédestre facile à suivre (même l’hiver) mène à une petite arche naturelle. Compter environ une heure pour l’aller-retour.

L’un des aspects intéressant du Beach Rock B&B, hormis ses propriétaires très sympathiques, est que la demeure est respectée. Les propriétaires évitent les travaux qui pourraient défigurer la maison. Leurs ancêtres ont coupé, taillé, poli, cloué, peint chacune de ses planches, presque uniquement à l’aide des ressources alors disponibles sur l’île. C’est quelque chose ça. Ailleurs sur l’île, c’est triste de voir laissés à l’abandon plusieurs autres bâtiments ayant pourtant cette même richesse originale.

Dans un autre ordre d’idées, si on veut voir quelque chose d’intéressant sur South Twilingate Island, il ne faut surtout pas se contenter de la route 340, mais plutôt errer sur toutes les petites lane, drong, crescent, street ou road qu’on peut croiser, celles-ci menant à autant de petits recoins charmants.

Toutefois, en circulant dans les rues étroites parcourant les villages, il faut prendre garde aux chiens qui se promènent un peu partout, car ceux-ci semblent bien peu méfiants à l’égard des voitures…

Sur North Twilingate Island. Un peu plus et je ne figurais pas sur le seul auto-portrait du voyage… ;-)

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North Twilingate Island, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Durrell, South Twilingate Island.

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South Twilingate Island, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

À Durrell, South Twilingate Island.

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South Twilingate Island, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

L’épave de Frederickton.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Cape Freels.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Non, il n’y a pas vraiment de cap à Cape Freels; c’est même très plat. À Cape Freels, et encore plus à Newtown, j’ai vraiment eu l’impression d’être dans des coins perdus du Labrador. Pas un son ou presque; un froid crispé, une motoneige lointaine, un enfant qui parle, des chiens qui aboient, le ciel dégagé et rosé par le soleil glissé sous l’horizon.

J’avais voulu me dépêcher pour arriver à Cape Freels avant le coucher du soleil, mais mon empressement à faire un “u-turn” m’a envoyé dans un fossé dissimulé sous une couche de neige accumulée par le vent. Comme lors de l’incident semblable survenu quelques jours plus tôt, une petite armée de sympathiques sauveurs est apparue en moins de cinq minutes, mais ceux-ci en ont profité pour bien rigoler à mes dépends, surtout en regard de la très longue route droite et dégagée en bordure de laquelle j’avais enlisé la voiture…

À Newtown, malgré la tombée de la nuit, j’ai décidé de me rendre jusqu’à St. John’s, une bagatelle d’environ 400 km… En chemin, je me suis arrêté à Hare Bay, où ils vendent le Pepsi dans des bouteilles identiques aux bouteilles de bière.

À 40 km de St. John’s, en pleine noirceur, un gros orignal a décidé de traverser la route devant mon bolide qui arrivait à 120 km/h. J’ai eu bien envie de klaxonner, comme s’il s’agissait d’un chauffard ayant fait une manoeuvre répréhensible… Pauvre “petite” bête, elle était probablement déjà effrayée, alors j’ai réprimé ma tentation! Quoiqu’il en soit, entrer en collision avec une telle pièce à cette vitesse aurait fort bien pu m’être fatal.

Quelques minutes plus tard, enfin arrivé à St. John’s, l’odomètre indiquait que j’avais déjà parcouru 3 620 km depuis mon départ de Québec.

Queen’s Battery, un ancien poste de défense, à St. John’s.

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St. John's, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Après tous ces villages de pêches perdus, toutes ces photos de vieilles chaloupes et de cabanes croûlantes, St. John’s me permit de rompre agréablement le rythme. Une grasse matinée, puis une journée tranquille sans même prendre le volant ou photographier — à ne rien faire d’autre que de faire le lavage et flâner dans des cafés — me fit le plus grand bien.

Toutefois, en fin de journée, névrose de touriste oblige, je n’ai pu m’empêcher de prendre quelques clichés autour de Signal Hill…

The Battery, St. John’s.

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St. John's, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Le phare de Fort Amherst.

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St. John's, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Fort Amherst possède quelques bunkers intéressants datant de la seconde guerre, avec vue stratégique sur The Narrows, l’étroit passage qu’empruntent les bateaux avant d’amarrer au port de St. John’s. Toutefois, le site n’est pas vraiment prévu pour les visites hivernales; les escaliers glacés sont de vrais casse-cou en l’absence de rampes.

Signal Hill et la Cabot Tower, St. John’s.

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St. John's, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

À la lecture des commentaires des visiteurs dans le guest book de la Cabot Tower, plus tôt dans la journée, j’ai pu apprendre que Signal Hill était souvent dans la brume. J’ai donc été chanceux lors de ma visite, puisque c’était dégagé et ensoleillé. Mais j’aimerais tout de même bien voir ça aussi dans la brume…

Basilique St. John’s the Baptist, à St. John’s.

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St. John's, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Rue Bond, St. John’s.

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St. John's, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Rue Prospect, St. John’s.

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St. John's, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Le vieux St. John’s me fait penser un peu au vieux Québec, entre la haute et la basse ville, pour ses petites maisons carrées à deux ou trois étages, ses rues étroites et tourmentées, souvent liées par des escaliers, ses points de vue occasionnels sur le port.

St. John’s se targue d’être la plus vieille ville d’Amérique du Nord, mais puisqu’elle a été trois fois rasée par des incendies, à mon humble avis Québec, Montréal et Boston la devancent de loin sur le plan du patrimoine bâti.

Rue Cochrane, St. John’s.

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St. John's, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Souvent, l’architecture de St. John’s me semblait aussi avoir une touche de San Francisco. Et puis certaines rues, telle Holloway St., n’ont rien à envier à San Francisco en ce qui a trait à leur inclinaison!

La rue Gower est à voir, bordée de maisons très colorées et plusieurs de style victorien. Sur Barnes Rd., on peut aussi voir de typiques maisons colorées, avec en prime Signal Hill en arrière plan.

Pour l’hébergement, je ne peux que recommander chaudement le Cantwell House B&B, mon b&b préféré durant tout mon séjour à Terre-Neuve (même si tous furent agréables). Située au coeur du quartier historique de St. John’s, la très belle demeure offre une vue attrayante sur la ville et même sur Signal Hill. Et surtout, l’accueil est si sympathique et bon enfant qu’on se sent immédiatement à la maison!

Une maison typique de St. John’s.

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St. John's, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Le soir, je suis allé au O’Reilly’s, sur George St., un pub irlandais où jouais un talentueux groupe local de “celtic-rock” appelé The Fables. C’est une musique colorée où on ne peut s’empêcher de sourire et de taper des pieds!

D’après des habitués de l’endroit, George St., une petite rue bordée presque uniquement de pubs, est vraiment quelque chose à voir l’été, alors que c’est encore plus vivant.

Mais hiver ou pas, les gens sont vraiment très chaleureux à St. John’s et on n’y reste pas seul bien longtemps!

Cape Spear.

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Cape Spear, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Cape Spear, l’endroit le plus oriental de l’Amérique du Nord.

… Et aussi le plus venteux? En tout cas, le jour de ma visite j’aurais été tenté de l’affirmer!

Sur un tronçon de la East Coast Trail, près de La Manche.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Près de La Manche (site d’un village abandonné) se situe un tronçon fort agréable de la East Coast Trail, protégé du vent par une dense forêt de jeunes arbres. Un pont suspendu permet d’enjamber une belle petite rivière.

Comme sur toute la côte est de Terre-Neuve, où le climat est tempéré par l’Atlantique, il régnait une température relativement chaude. Par conséquent, il y avait très peu de neige.

Un quai en ruines, près de Calvert.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Un bateau troué, à Bauline East.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Dans le village de Brigus.

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Brigus, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

On retrouve un peu de tout à Brigus: anciennes clôtures de pierres, vieux celliers, cabanes à pêche, petits lacs, collines rocheuses, quatre églises ou chapelles d’allégeances différentes et même une maison victorienne. Entre les maisons qui semblent avoir surgi là de manière tout à fait aléatoire, plusieurs petites rues étroites se faufilent.

Le tout semble bien hétéroclyte ainsi décrit, mais c’est pourtant très joli! Il fait bon d’y flâner un peu.

Une pierre tombale, à Brigus.

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Brigus, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Une géologie particulière, près de Brigus.

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Brigus, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Trinity Bay.

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La raffinerie de Arnold’s Cove.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

La puante raffinerie de pétrole de Arnold’s Cove semblait peut-être encore plus abominable par sa situation dans une région autrement peu touchée par l’industrialisation.

Des maisons presque jumelles, à Salvage.

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Salvage, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Une remise, près de Salvage.

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Salvage, Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Une cargaison de bois, près de Howley.

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Terre-Neuve, Terre-Neuve-et-Labrador, Canada

Les forêts de Terre-Neuve semblent toutes très jeunes. Et elles semblent condamnées à le rester; des camions transportaient les plus gros arbres que j’ai pu observer durant mon séjour…

5 103 km depuis mon départ de Québec deux semaines plus tôt et j’étais de retour à Port-aux-Basques. Pour rentrer à la maison, il ne me restait plus qu’une petite croisière nocturne à bord du Caribou et quelques 1 500 km de route jusqu’à Montréal…

Un petit truc pour la traversée de nuit à bord du Caribou: apporter un matelas de camping et un oreiller, puis s’installer confortablement dans un coin tranquille du bateau. L’hiver, il y a si peu de passagers à bord que ce n’est pas difficile de trouver un coin où s’installer pour dormir. Nul besoin de couvertures, car il règne une chaleur étouffante à bord…

Sans trop s’arrêter en chemin, compter environ 5 heures de route pour traverser la Nouvelle-Écosse, puis 6 heures pour faire de même au Nouveau Brunswick, jusqu’à Rivière-du-Loup (Québec).

À propos des auteurs

De plus en plus, je m’intéresse aux lieux plus qu’aux paysages. Au-delà de l’attrait esthétique, ce sont les usages évidents ou cachés des lieux, leurs histoires passées ou futures, qui susciteront mon intérêt. Cette étincelle m’est indispensable et explique probablement pourquoi je pratique relativement peu la photographie au quotidien. L’étincelle ne peut s’allumer que lorsque je mets tout le reste de côté pour m’abandonner à la photo, en me laissant porter par le moment présent.

J’ai mille projets photographiques en tête, mais je ne les réalise jamais car une fois mon repérage fait ou l’image déjà visualisée dans mon esprit, la motivation pour y revenir et créer la «vraie» image est beaucoup moindre; la découverte et la réflexion ont déjà été faites. Ainsi, s’il émerge parfois des ensembles cohérents parmi mes images, ceux-ci s’avèrent le plus souvent accidentels! Je n’ai rien contre l’approche calculée, au contraire j’admire ceux qui la pratiquent, mais ça ne marche pas pour moi, peut-être parce que je dois déjà faire amplement preuve de discipline et de patience dans les sphères professionnelles de ma vie. J’exige de la photographie qu’elle fasse rupture avec mon quotidien.

J’accumule par ailleurs un retard incalculable en images non numérisées, non sélectionnées ou non éditées, parce qu’il faut une discipline de fer pour choisir de travailler des images déjà conçues plutôt que d’aller à la découverte!

Bienvenue sur le site d’un flâneur indiscipliné!