Un champ de maïs côtoie la rizière.

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Phitsanulok, Thaïlande

C’est dans le parc national du Phu Hin Rong Kla que je suis officiellement passé de la province de Loei à celle de Phitsanulok, mais c’est seulement une fois sorti du parc que j’ai perçu une différence dans le paysage. C’en était fini des montagnes de Loei, j’arrivais en pays plus plat. La province de Phitsanulok marque l’extrémité septentrionale de la plaine centrale de Thaïlande, une plaine aux innombrables rizières, qui s’étend vers le sud jusqu’à Bangkok.

Au-delà des cultures de maïs, les montagnes du parc national du Phu Hin Rong Kla.

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Phitsanulok, Thaïlande

Quelques dinosaures, sur le vaste domaine du Sappraiwan…

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Phitsanulok, Thaïlande

Après la précédente nuit, fraîche et humide dans ma tente-hamac (au parc national du Phu Hin Rong Kla) et troublée par le tohu-bohu de fêtards, j’ai cette fois atterri dans un hôtel des plus luxueux, le Sappraiwan Grand Hotel & Resort. C’était évidemment assez dispendieux, mais autrement j’aurais dû continuer à pédaler jusqu’à un autre établissement hypothétique, ou jusqu’à ce que le hamac s’avère être la seule option…

L’hôtel sied dans un immense domaine peuplé de cerfs et parsemé d’imposantes sculptures d’éléphants et de bêtes diverses. Le lobby est situé à un kilomètre de la route (un cycliste déjà crevé s’en passerait), tandis que ma chambre était encore quelques centaines de mètres plus loin. Au passage, j’ai pu admirer un beau tigre gardé en captivité, tel un trophée vivant, près de l’entrée du lobby.

C’était curieux de pénétrer dans le chic lobby en cycliste miséreux, ayant subi deux ou trois averses pendant la journée, vêtu d’un humide et malodorant t-shirt autrefois blanc mais maintenant maculé de saletés ayant rejailli de sous les roues du vélo, coiffé de cheveux emmêlés dans lesquels s’étaient embourbés plus d’un moustique attiré par la lampe du vélo…

Dans ma chambre agrémentée d’une sculpture de cygne au style kitsch haut-de-gamme mis en valeur par un savant éclairage, on venait de me livrer un festin digne d’un roi quand je n’ai pu qu’éclater de rire en opposant ce confort excessif à la précédente nuit en hamac!

La facture, incluant le festin, s’est élevée à 1592 baht… et 39 satang. Drôle d’idée que d’exiger ces 39 ridicules satang (environ 0,015$CAD), alors que la plus petite pièce, celle de 25 satang, est pratiquement extincte!

Un moine explore les alentours de la chute de Kaeng Sawng.

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Phitsanulok, Thaïlande

Une pause dans l’équivalent thaïlandais de nos « abribus » québécois, le temps de laisser passer un petit orage.

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Phitsanulok, Thaïlande

Un arboretum, près de la chute de Sakhunothayan.

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Phitsanulok, Thaïlande

Une rizière, non loin de la ville de Phitsanulok.

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Phitsanulok, Thaïlande

Tôt le matin à Phitsanulok, près du Wat Yai.

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Phitsanulok, Thaïlande

Après un petit séjour à Bangkok, je suis retourné à Phitsanulok pour reprendre la route là où je l’avais laissée. J’ai voyagé avec le train de nuit, me réveillant inquiet à toutes les heures, puis, à partir de quatre heures, à toutes les dix minutes, par crainte de manquer l’arrêt à Phitsanulok… Ma couchette étant dépourvue de fenêtre, il était impossible de voir dehors les panneaux identifiant les nombreuses gares où le train s’arrêtait, tandis que l’annonce des arrêts en thaï ne m’était pas toujours compréhensible…

Vers cinq heures, le réveil à Phitsanulok fut brutal: j’ai dû courir de l’avant-dernier wagon (où j’avais pris place), jusqu’au wagon à bagages, situé tout juste derrière la locomotive, afin de réclamer mon vélo avant que le train ne reparte… Étonnant comme ces trains peuvent être longs!

Alors que le convoi se met déjà en branle, un agent du wagon à bagages me dit d’attendre sur le quai… Pour me rassurer je me dis qu’ils doivent avoir une manoeuvre à faire, qu’il me donneront le vélo après… Le sourire de l’homme s’éloigne avec le train, tandis que, à la même vitesse croissante, mon propre sourire se transforme en bouche bée. Quand le dernier wagon défile à grande allure devant moi, le convoi est, de toute évidence, lancé jusqu’à la prochaine gare! Ah! Mais c’est à ce même instant que j’ai le bonheur de découvrir qu’ils avaient gentiment déposé le vélo… l’autre côté de la rame!

Des maisons rurales typiques, près de Phitsanulok.

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Phitsanulok, Thaïlande

Un bouddha en camionnette… La veille du festival de Loi Krathong, il s’arrête devant chaque demeure, permettant aux habitants d’apposer de minces feuilles d’or sur la statue en échange d’une petite contribution financière à l’intention d’un monastère.

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Phitsanulok, Thaïlande

Détail d’un ornement usé par le temps, au Wat Chulamani, près de Phitsanulok.

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Phitsanulok, Thaïlande

Les murs d’un pavillon ancien du Wat Chulamani.

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Phitsanulok, Thaïlande

Près de Bang Rakam.

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Phitsanulok, Thaïlande

À propos des auteurs

De plus en plus, je m’intéresse aux lieux plus qu’aux paysages. Au-delà de l’attrait esthétique, ce sont les usages évidents ou cachés des lieux, leurs histoires passées ou futures, qui susciteront mon intérêt. Cette étincelle m’est indispensable et explique probablement pourquoi je pratique relativement peu la photographie au quotidien. L’étincelle ne peut s’allumer que lorsque je mets tout le reste de côté pour m’abandonner à la photo, en me laissant porter par le moment présent.

J’ai mille projets photographiques en tête, mais je ne les réalise jamais car une fois mon repérage fait ou l’image déjà visualisée dans mon esprit, la motivation pour y revenir et créer la «vraie» image est beaucoup moindre; la découverte et la réflexion ont déjà été faites. Ainsi, s’il émerge parfois des ensembles cohérents parmi mes images, ceux-ci s’avèrent le plus souvent accidentels! Je n’ai rien contre l’approche calculée, au contraire j’admire ceux qui la pratiquent, mais ça ne marche pas pour moi, peut-être parce que je dois déjà faire amplement preuve de discipline et de patience dans les sphères professionnelles de ma vie. J’exige de la photographie qu’elle me fasse rompre avec mon quotidien.