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Au Wat Doi Hin Kiu, à 11 km au nord-ouest de Mae Sot, on trouve un petit chedi d’inspiration birmane perché sur un rocher.

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Mae Sot, Thaïlande

Ville frontalière, Mae Sot est un important pôle de commerce entre la Thaïlande et le Myanmar. La ville, si elle est petite, ne manque pourtant pas de vivacité et d’intérêt! Thaïs, Birmans, Karens et Chinois s’y mêlent et les marchés sont grouillants d’activité. Au détour d’une petite rue, on peut tomber sur un temple bouddhiste d’influence birmane, thaïe ou chinoise, sur une mosquée ou même sur une église chrétienne. Une variété rafraîchissante par rapport à l’uniformité culturelle des régions centrales de Thaïlande.

Wat Doi Hin Kiu.

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Mae Sot, Thaïlande

Juché à une hauteur de 300 mètres, le chedi du Wat Doi Hin Kiu surplombe la vallée de la rivière Moei et le Myanmar. Le rocher sur lequel il est perché paraît être en équilibre précaire au faîte de la falaise.

La tombée de la nuit, au retour du Doi Hin Kiu.

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Mae Sot, Thaïlande

Témoins des fréquentes sautes d’humeur des diplomaties thaïe et birmane ainsi que des occasionnels échanges de feu entre les deux pays, de nombreux postes militaires, abris en sacs de sable, barricades, cabanes munies de meurtrières et contrôles routiers parsèment les chemins longeant la frontière. En route pour le Wat Doi Hin Kiu, j’ai négocié le passage des contrôles à l’aide de simples salutations, sauf au dernier contrôle à franchir avant le temple, où le garde m’a fait promettre de rentrer avant 18 heures. C’est seulement à 17h58 que je suis finalement repassé!

En longeant la frontière, on croirait presque voyager dans le temps — ou voyager au Myanmar, ce qui revient au même… On croise très peu de véhicules et les paysans vivent dans des maisons guère plus luxueuses que des cages à poules, souvent sans électricité. À la brunante, c’est à la lueur de bougies que les fidèles priaient aux pieds d’un bouddha du Wat Doi Hin Kiu.

Quelques bouddhas du Wat Chumphon Khiri, au coeur de Mae Sot.

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Mae Sot, Thaïlande

Encore des bouddhas, au Wat Chumphon Khiri.

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Des effigies du Bouddha tapissant un mur du Wat Mani Phraison se sont presque toutes effritées avec le temps.

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Mae Sot, Thaïlande

Le Wat Mani Phraison possède une emprunte symbolique du pied du Bouddha.

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Mae Sot, Thaïlande

Une allée du Wat Mani Phraison est bordée d’effigies de nombreux moines émérites.

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La plus intéressante pagode du Wat Mani Phraison est couverte de centaines de pagodes miniatures, chacune contenant des images du Bouddha.

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L’intriguante pagode du Wat Mani Phraison.

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Un pavillon du Wat Mani Phraison.

Extrait sonore : Le singe du temple
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Mae Sot, Thaïlande

Wat Mani Phraison.

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Des enfants s’amusent dans la cour du Wat Thai Wattanaram, à Mae Tao, 3 km à l’ouest de Mae Sot.

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Mae Sot, Thaïlande

Autour des temples de Mae Sot, on remarque un plus grand nombre de mendiants qu’ailleurs en Thaïlande, sans doute des victimes du régime oppressif régnant au Myanmar. Parmi ceux-ci, on rencontre souvent des amputés ou des femmes avec leurs enfants. Certaines femmes envoient leur enfant au-devant des touristes pour dire un seul mot en tendant la main: « money ». D’autres enfants venant quémander paraissent orphelins, mais qu’ils le soient ou non laisse troublé.

En fin de journée, un homme m’a interpelé sur la rue. Il s’est présenté comme un Birman et a entrepris de me raconter sa vie, tout un baratin dont je n’aurais pu faire la part du vrai et du faux. S’il avait besoin d’aide, il n’avait pas à raconter tout ça! Il parlait assez bien l’anglais, comme ça semble parfois le cas au Myanmar, ancienne colonie britannique. Lorsqu’il s’est dit affamé, je lui ai offert un repas et curieusement il a choisi le Bai Fern, mon resto préféré en ville! En retour, il m’a offert un semblant de pierre précieuse du Myanmar, que j’ai refusé; cette pierre lui serait peut-être utile à un autre moment difficile… Chose certaine, il connaissait un peu trop bien Mae Sot pour y être tout juste arrivé tel qu’il l’affirmait. Évidemment, pensais-je, c’est humiliant pour quelqu’un d’admettre qu’il n’est qu’un mendiant; il préfèrera raconter un malheur récent. Et sans doute l’homme était-il bien conscient des vertus de se déclarer d’entrée comme un Birman, puisque tout le monde sait que le peuple birman est dans la merde et a besoin d’aide… Tout le monde? Mmmh, pas si sûr! Il me vint à l’esprit ce jeune couple qui venait d’arriver à la guest house. La fille lisait sur une affiche mentionnant les « Do’s & Don’t’s » de la Thaïlande: « Do not show affection between sexes in public ». Toute étonnée, elle a lu la phrase à voix haute à l’intention de son compagnon, comme s’il s’agissait d’un scoop! C’est sidérant de constater que des gens choisissent de visiter un pays aussi différent du leur sans prendre la moindre peine de s’éduquer un peu sur la culture locale. Dans le cas du comportement des couples en public — une mise en garde d’ailleurs faite dans tous les guides touristiques — à tout le moins ils auraient dû s’en rendre compte en observant les Thaïs, et ce bien avant d’arriver dans ce coin relativement reculé qu’est Mae Sot! À croire que certains font le tour du monde les yeux fermés.

Quoi qu’il en soit, après le repas j’ai salué et laissé seul le mendiant, en me disant qu’à plus long terme le repas offert ne lui serait malheureusement pas d’un grand secours.

Des fleurs soigneusement enveloppées de papier journal, au marché municipal de Mae Sot.

Extrait sonore : L’ambiance de la guest house
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Suffisamment de piment pour préparer des mets bien épicés!

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Marchandises en tout genre, au marché de Mae Sot.

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Des affiches pour tous les goûts, allant de la pieuse image religieuse à la star de la musique pop.

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Des brochettes soigneusement disposée, sur un étal du marché de Mae Sot.

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Une variété de chenilles, délicieuses lorsque frites et bien assaisonnées.

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Un vaste choix de fruits, au marché de Mae Sot.

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Un étal d’oranges.

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Dans les marchés thaïlandais, aux apparences souvent chaotiques, les commerçants accordent pourtant toujours une attention particulière à la disposition de leur marchandise.

Le comptoir aux fruits de mer.

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Mae Sot, Thaïlande

Une musulmane à moto négocie l’achat de fruits, au marché de Mae Sot.

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Du riz en quantité, au marché de Mae Sot.

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Le Wat Huay Teoy, situé à une dizaine de kilomètres à l’est de Mae Sot.

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L’intérieur somptueux d’un pavillon du Wat Huay Teoy.

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Un coucher du soleil vu des hauteurs du Wat Huay Teoy.

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Mae Sot, Thaïlande

À propos des auteurs

De plus en plus, je m’intéresse aux lieux plus qu’aux paysages. Au-delà de l’attrait esthétique, ce sont les usages évidents ou cachés des lieux, leurs histoires passées ou futures, qui susciteront mon intérêt. Cette étincelle m’est indispensable et explique probablement pourquoi je pratique relativement peu la photographie au quotidien. L’étincelle ne peut s’allumer que lorsque je mets tout le reste de côté pour m’abandonner à la photo, en me laissant porter par le moment présent.

J’ai mille projets photographiques en tête, mais je ne les réalise jamais car une fois mon repérage fait ou l’image déjà visualisée dans mon esprit, la motivation pour y revenir et créer la «vraie» image est beaucoup moindre; la découverte et la réflexion ont déjà été faites. Ainsi, s’il émerge parfois des ensembles cohérents parmi mes images, ceux-ci s’avèrent le plus souvent accidentels! Je n’ai rien contre l’approche calculée, au contraire j’admire ceux qui la pratiquent, mais ça ne marche pas pour moi, peut-être parce que je dois déjà faire amplement preuve de discipline et de patience dans les sphères professionnelles de ma vie. J’exige de la photographie qu’elle fasse rupture avec mon quotidien.

J’accumule par ailleurs un retard incalculable en images non numérisées, non sélectionnées ou non éditées, parce qu’il faut une discipline de fer pour choisir de travailler des images déjà conçues plutôt que d’aller à la découverte!

Bienvenue sur le site d’un flâneur indiscipliné!