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Des indications qui laissent perplexe mais qui, au moins, assurent qu’on arrivera à destination peu importe la voie empruntée!

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Kamphaeng Phet, Thaïlande

Une tournée des grandes cités de l’ancien royaume de Sukhothai doit obligatoirement passer par Sukhothai et Si Satchanalai, mais ne saurait être complète sans une visite de Kamphaeng Phet.

Kamphaeng Phet est le moins visité des trois sites qui constituaient le coeur du royaume, mais possède néanmoins sa part de ruines intéressantes. Une grâce exquise émane de ses bouddhas sculptés, tandis que ses vieux ramparts de latérite sont les plus intacts des trois cités.

Ma visite fut baignée d’une lumière douce et diffuse, tandis que la végétation désséchée attestait la gloire flétrie des lieux.

Le chedi à base octogonale du Wat Phra That, dans le parc historique de Kamphaeng Phet.

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Kamphaeng Phet, Thaïlande

Il y a une question qu’on se fait poser fréquemment en visitant le pays, dans les coins moins touristiques, presqu’une forme de salutation: « pai nai? » — où vas-tu?

Souvent c’était compliqué de répondre, parce que je n’allais nulle part en particulier ou parce que j’étais déjà là où je voulais aller. Par défaut, il semble qu’on soit toujours considéré en route pour ailleurs! Souvent, le curieux paraît étonné que son coin de pays puisse être la destination d’un étranger!

« Where do you go? » fut la première question qu’on me posa au bureau d’information touristique. Amusant, car hé oui, je n’allais nulle part et c’est bien de l’information sur Kamphaeng Phet que je cherchais au bureau d’information touristique de Kamphaeng Phet! Quant à savoir où aller à Kamphaeng Phet, j’avais besoin d’information pour en décider!

Outre son site historique reconnu par l’UNESCO, la province de Kamphaeng Phet semble posséder divers attraits naturels, dont des chutes d’eau sans doute fort populaires auprès des Thaïs. Néanmoins, j’allais me contenter d’explorer les ruines des environs de la capitale provinciale.

Les ruines du Wat Phra Kaew.

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Des fruits gisent sur le sol, dans l’enceinte du Wat Phra That.

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Des touristes explorent les ruines du Wat Phra Kaew.

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Dans l’enceinte du Wat Phra Kaew.

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Les restes de l’avant-train d’un éléphant ornent encore un vieux chedi de Kamphaeng Phet.

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Détail des restes d’un éléphant sculpté.

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L’un des gracieux bouddhas du Wat Phra Kaew.

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L’un des bouddhas du Wat Phra Kaew.

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Un bouddha usé par le temps.

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L’une des portes permettant de franchir les ramparts de Kamphaeng Phet.

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Un arbre a poussé au faîte de la muraille de latérite qui entoure la vieille cité.

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Un arbre s’élève au coeur du Wat Phra Non, l’une des ruines m’ayant le plus impressionné parmi toutes celles de la période de Sukhothai. Ses massives colonnes de latérite et ses murs en excellente condition (en partie restaurés) ont de quoi impressionner.

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Des morceaux de stuc s’accrochent encore à un mur du Wat Phra Non.

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Un mur et ses fenêtres, au Wat Phra Non.

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L’usure du temps a contribué à sculpter les murs du Wat Phra Non.

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Wat Phra Non.

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Wat Ma Phi.

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Les bases de petits chedis miniatures subsistent, au Wat Chang Rop.

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Un joli motif de stuc sculpté, au Wat Chang Rop.

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Le chedi du Wat Chang Rop, cerné d’éléphants sculptés dont il ne reste en réalité pas grand chose des détails originaux.

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Des marches usées faites de latérite.

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Wat Phra Si Ariyabot.

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Détail du bouddha debout du Wat Phra Si Ariyabot, le seul bouddha de ce monastère dont la structure de briques soit encore partiellement recouverte de stuc.

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Un coup d’oeil depuis ma chambre à Kamphaeng Phet.

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Camions transportant de la canne à sucre.

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La Thaïlande est un grand producteur de canne à sucre, comme en témoignaient les nombreux camions, étonnamment surchargés de canne (dépouillée de ses feuilles), allant et venant sur la route 1084, entre Kamphaeng Phet et Nakhon Sawan.

La pratique du brûlis est fréquente en Thaïlande après les récoltes.

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Une plantation de canne à sucre.

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Dans une grande cour, on étend le riz avec un tracteur afin de le faire sécher au soleil. Dans les hangars voisins se trouvent des montagnes de riz.

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Kamphaeng Phet, Thaïlande
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Tandis que certains champs sont désséchés, d’autres, comme cette rizière bien irriguée, sont verdoyants.

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En bordure d’une rizière.

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À propos des auteurs

De plus en plus, je m’intéresse aux lieux plus qu’aux paysages. Au-delà de l’attrait esthétique, ce sont les usages évidents ou cachés des lieux, leurs histoires passées ou futures, qui susciteront mon intérêt. Cette étincelle m’est indispensable et explique probablement pourquoi je pratique relativement peu la photographie au quotidien. L’étincelle ne peut s’allumer que lorsque je mets tout le reste de côté pour m’abandonner à la photo, en me laissant porter par le moment présent.

J’ai mille projets photographiques en tête, mais je ne les réalise jamais car une fois mon repérage fait ou l’image déjà visualisée dans mon esprit, la motivation pour y revenir et créer la « vraie » image est beaucoup moindre; la découverte et la réflexion ont déjà été faites. Ainsi, s’il émerge parfois des ensembles cohérents parmi mes images, ceux-ci s’avèrent le plus souvent accidentels! Je n’ai rien contre l’approche calculée, au contraire j’admire ceux qui la pratiquent et je crois que la réflexion ne peut qu’enrichir la création, mais ça ne marche pas pour moi, peut-être parce que je dois déjà faire amplement preuve de discipline et de patience dans les sphères professionnelles de ma vie. J’exige de la photographie qu’elle fasse rupture avec mon quotidien.

J’accumule par ailleurs un retard incalculable en images non numérisées, non sélectionnées ou non éditées, parce qu’il faut une discipline de fer pour choisir de travailler des images déjà conçues plutôt que d’aller à la découverte!

Bienvenue sur le site d’un flâneur indiscipliné!